Chroniques concerts
10
Aoû
2015

Vingt ans que les albums de la STORY de Mister Bob restaient des classiques, depuis la découverte par Nawakulture de High time

et les autres (en même temps que les galettes de l'excellent GANAFOUL de Jack Bon, en particulier le fabuleux live Saturday night, fin de la parenthèse => ) chez le père d'un pote de l'époque. Et v'là-t-y pas qu'après l'invasion normande de Bédarieux se trouve parmi les nouveaux arrivants Joël Drouin, cité dans l'autobio de Bob dont on parle bientôt, un pianiste qui fit la route avec lui jusqu'aux confins du monde connu, Nigéria et Madagascar en tête. Joël, également un des organisateurs du festival Voix d'orgues, n'a plus qu'à lui passer un coup de fil pour le voir fouler les planches bédariciennes, Diable que la vie est bien faite !

Le dit festival étant basé, on l'aura compris, sur les orgues, mais aussi sur leurs descendants directs les harmonicas, les accordéons ou encore le sacro-saint orgue Hammond, on adjoindra à la formation classique (chant / guitare / contrebasse / harmonica / batteuse) l'organiste / accordéoniste Sébastien Palis pour une prestation exceptionnelle par sa forme, mais aussi par sa valeur en plaisir quantifiable. Car les Bob, Gilles, Mickey, Bertrand, Jérémie, et Sébastien donc, laisseront visiblement de beaux souvenirs aux bédariciens qui se sont déplacés, mais aussi aux fans accros venus souvent de bien plus loin. Pantouflards, prenez-en de la graine !

Dès la première seconde du set on se rappelle qu'il y a dans la voix de Bob tout ce qui fait du rock le rock, et tout ce qui fait forcément le blues : un appel permanent à rester libre et droit dans ses bottes, une invitation au voyage, à tailler la route sans GPS, avec Carpe diem ! gravé sur le tableau de bord. Et avec un groupe pareil où il nous semble parfois apercevoir Johnny Thunders ou Keith Richards, ou un chasseur de primes de chez Lucky Luke ou Sergio Corbucci armé d'une élégante harmonicartouchière, où le contrebassiste conjugue métronomique et groovy, où le batteur fait juste ce qu'il faut pour faire taper les pieds et secouer les bocaux, on peut avoir la prétention de n'avoir peur de rien.

Quelques temps très forts sont à noter avant l'inéluctable Alzheimer précoce : si on trouve sans surprise plein d'extraits de son dernier excellent album (voir LITTLE BOB BLUES BASTARDS [Fra] Howlin’ (Dixiefrog Recs) 2015), on a aussi droit à un très beau The Blues are brewin' (merci la chair de poule !), un Riot in Toulouse mémorable, un Lucille costaud en clôture, mais surtout un chouette Tango de la rue avec Mister Palis à l'accordéon. Même si le Bob doit parfois lorgner sur ses textes après une période compliquée avant le redémarrage de la tournée, bordel que c'est bon de voir ça à domicile. Les chants indiens qui ouvrent et ferment le spectacle arrivent définitivement trop tôt la seconde fois !

Spéciale Ged-y-casse à Roberto Piazza et son infinie gentillesse, à Véro et Joël pour leur activisme, et à Henri (merci pour les photos !), le compagnon historique sur la route du rock. 

 

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