Chroniques concerts
05
Juil
2011

Toujours à l’affût de découvertes musicales à proposer à un public du Centre-Hérault relativement nombreux et motivé,

 

les Nuits Couleurs proposent ce soir un concert immanquable quand il s’agit de rock’n’blues détonnant. La Fiat Luxe garée devant une pharmacie dont la croix verte devient un aérodrome à éphémères, CéjiFrEd ?!Ged, trio avide de death-y-b’Hellz, se voient happés dès le premier pas sur la place dans l’univers space-surfing des terribles TAÏKONAUTS qui délivrent avec une belle énergie un répertoire qui rappellent les Sixties (BEACH BOYS et TRASHMEN - forcément - dans un trip sous amphétamines pour une B. O. bootleg de Tarentino serait peut-être une description qui tient la route) avec un son garage graisseux. Vitesse d’exécution, maîtrise totale des instruments - le batteur est particulièrement possédé depuis son enlèvement par les extraterrestres, on dirait même qu’il a quatre bras ! - et charisme de types qui mangent le goudron au maximum : un putain de groupe de scène à immédiatement contacter, oyez organisateurs, pour faire fondre un public en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Comment ça l’album est sorti en vinyle ?!! Vite un chéquier !! 

 

Paulo Furtado, le légendaire homme tigre, cinq albums au compteur, ne se fait pas prier non plus pour monter sur scène. Le gars a une guitare, un micro et comme il ne sait apparemment pas quoi faire de ses jambes, il y adjoint en grand sportif une grosse claire et une caisse claire. Et c’est parti pour un show de blues hell-ectrique jouissif pendant lequel on ressent que l’homme a musicalement beaucoup voyagé pour proposer au final des morceaux qui s’ils paraissent simples à l’oreille, cé, cé, cé, cérumen, se révèlent être de parfaits tubes qui évoquent parfois CANNED HEAT (Walking downtown), Muddy Waters en goguette avec les CRAMPS (Light me up twice) ou encore Lou Reed (Life ain’t nothing for you) vous l’aurez compris, un blues-rock tombeur (oui, dans ce sens-là, sensuel !) au son et à l’esprit garage tout en tenant au creux de ses petites mains une finesse dans la composition proprement géniale. On n’oublie pas les superbes vidéos qui accompagnent souvent les morceaux et qui mettent en scène des naïades superbes (Naked blues hmm ?) dont Asia Argento (Life ain’t nothing for you, encore), divine à son habitude. Après tout ça seul un rappel, accompagné par le légendaire perchéman à l’harmonica et au "chant", aura raison de la bonne volonté, après une bonne rigolade quand le Paulo demande un batteur dans l’assistance qui se révèlera incapable de le suivre sur le She said du lui aussi légendaire Hasil Adkins version punkoïde avec le matos du LEGENDARY TIGERMAN. Une prestation terrible par un artiste qui peut certes ranger l’intégralité de son matos dans une Austin Mini mais qui aurait beaucoup de mal à dissimuler un talent IMMENSE !!! Yeaaah !!

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