Chroniques concerts
03
Mai
2014

Comme quoi quand on creuse bien malgré le dédain général qui règne, la solidarité existe bien parfois dans le milieu du metal extrême,

un pote de plus avec le Vinz, pilote cool et à la culture proche de celle de la Church, et voilà qu’en plus l’homme s’intéresse aux zines papier maison ?! C’est presque trop. En route quand même pour cette nouvelle salle toulousaine qui malgré son côté bunker en jette grave avec son patio fumeur, sa sécu sympa et ce goût de la déco certain, là aussi c’est presque trop, mais on se contente toujours du trop quand on y réfléchit non ? 

 

Place à COP PORN et son grindcore de sauvages mené par une voix entre canard, cochon et ours, un peu l’arche de Noé du grind en quelque sorte, le groupe balance ses furieux morceaux, entre autres sous le regard curieux d’un vigile qui doit bien se demander le pourquoi du comment. Même si on n’est pas super fan du son trop propre pendant la prestation, on essaiera de choper quelque chose à écouter de ce groupe sur disque pour se faire une idée plus précise. 

 

Pour NOLENTIA pas de surprise avec son grind rock’n’roll qui rappellera aux esthètes les sémillants REGURGITATEMUCUPURULENT ou C. B. T., le double chant grave / suraigu se chargeant de hurler comme il se doit les textes des nouveaux titres du petit dernier May the hand that holds the match that will set this world on fire be blessed above all dont on reparle bientôt sur papier. Le trio sait tenir une scène et depuis les Pavillons Sauvages avec AGATHOCLES (pendant dix minutes, voir AGATHOCLES [Bel] + DEHUMAN [Bel] + NOLENTIA [Fra] à Toulouse, Pavillons Sauvages, le 13/04/12) on est bien content de les revoir. Et puis comme en plus ce sont des gars hyper-cool, on ne peut qu’être heureux pour eux de se retrouver sur une telle affiche, puisque c’est mérité. Chéckez ce groupe ! 

 

HAMMERCULT font un peu ovni sur l’affiche, mais en fait ce n’est pas plus mal, avec un speed / thrash déchaîné à la EXODUS avec passages au chant death et le public se réveille enfin un peu, les multiples invitations au stage-diving du chanteur y sont peut-être un peu pour quelque chose qui sait ? On se lasse un peu à la longue du too-much des « holy fucking shit », « we fucking love you » blablabla mais un gamin de dix piges maxi qui se retrouve à un moment sur scène gardera un sacré souvenir de ce concert, ça c’est sûr. Apparemment le gratteux soliste ne pouvait pas venir pour problème de santé mais « comme annuler un concert en France est impossible » (...) HAMMERCULT a récupéré un remplaçant allemand, hop, y sont comm’ ça eux. Là aussi à réécouter sur disque car certains morceaux sonnaient vraiment bien. 

 

Encore une fois pour NAPALM DEATH on se demandera quel insecte piqueur court sans arrêt après Barney (sont-ce les guêpes de Shining...?), en tous cas allez tous vous faire foutre avec toutes vos drogues à la con, ND c’est LE groupe qui prouve TOUJOURS à quel point elles sont inutiles pour devenir cinglé, nom de dieu, même avec un son étrange (la propreté encore, liée à des pièges à son innombrables ?!) ND est invulnérable !!! Suffer the children est une tuerie absolue qui restera une fois de plus gravée dans la tronche. Et d’un coup le marmot qui remet ça se fait vider, Shane Embury qui se fâche est-il soudain trop vieux ? Barney quant à lui est toujours un des plus formidables gosiers (in)humains. Tellement accro au tabac que le headbanging sauvage est de mise chez votre non-serviteur quand la porte s’ouvre à chaque sortie, le vrai son de l’enfer émane de l’intérieur et la setlist, malgré les réserves que l’on émet pour le récent Utilitarian, est une tuerie...!! Il est tout de même incroyable le nombre de personnes présentes pour l’ultime limite humaine avant le bruit total, l’homme est totalement maso, vive lui pour une fois (et c’est pas souvent qu’on le dira ici) !! Le public est définitivement le cinquième membre du groupe et s’épuise autant que le groupe. Pour finir, comment résister à un slogan pareil, inscrit au stand de t-shirts : Got weed ? Get shirt !

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