Chroniques concerts
22
Juil
2014

La route magnifiquement bordée de tournesols guide les audiophiles,

deux livres sur une étagère qui roule, vers l’eldorado blues d’un soir et d’autres ANIMALS que ceux vus à Carmaux, étrange quand même que deux formations - et peut-être plus d’ailleurs - prennent la route sous quasiment le même nom pour jouer quasiment les mêmes morceaux... 

La vie sur la route a ça de génial qu’elle livre sans cesse des surprises et des découvertes innombrables, par exemple comment fermer une porte d’hotel, faire foirer un terminal de carte bleue ou angoisser un serveur au point qu’il déverse une partie de quasiment tous les mets à proximité de votre non-serviteur. Y a plus de respect qu’on vous dit ! N’empêche que l’on recommande en gourmets le Carpe Diem, une chouette étape culinaire dans la ruée vers l’ombre et le Malbec. Mais il est déjà temps de décarrer vers les lieux du concert, on loupe à cause de la canicule l’excellent Mathis Haug (on se vengera plus tard) mais le reste de l’affiche ne nous échappera pas ! 

Johnny Lang performe un blues très rock avec grosses guitares, et forme avec ses excellents musiciens un groupe jeune qui sans révolutionner le style envoie du gros son, plutôt très basé sur le chant deLang tendrement passé au papier de verre, parfois à la Bryan Adams. Le début de set rappellerait presque le passé hendrixien de DEEP PURPLE pour voguer ensuite vers un rock funky, mais aussi parfois un blues percussif et intuitif groovy, on note une formation qui se fait plaisir à jouer ensemble, on a droit au moment marrant du clavier qui balance un orgue gospel de martien chaleureusement accueilli, d’ailleurs les très bonnes réactions du public en général devant ce set costaud (à part deux trois rares mièvreries) et varié ne laisseront visiblement pas Johnny Lang de bois. 

C’est maintenant, après un long changement de plateau, le clou du spectacle qu’attendent en trépignant les fans de rock’n’blues mythique. Sauf que c’est d’emblée la déception, Burdon ayant visiblement la fantaisie de jouer ses classiques version mamblues, "exotisant" le tout comme pour dire qu’il fait ce qu’il veut (Sans vouloir comparer vraiment : contrairement aux ANIMALS & FRIENDS qui livrent eux une copie orthodoxe des morceaux-hymnes). Mais le rock’n’roll arrive enfin avec le furieux Black dog, mais aussi une chouette reprise de Bo Diddley et le train est sur de bon rails jusqu’à la fin même si on se serait passés de la compo sirupeuse de la compagne du Maître. Deux rappels, un petit Boom Boom et puis s’en va. Après John Mayall, voirEric Burdon et ses soixante-treize printemps en forme sur une scène c’est le genre de cadeau qu’on n’oubliera pas de sitôt. Et on signale au passage que ce festival se caractérise par une ambiance cool, une équipe sympathique et une ville à arpenter d’urgence pour les multiples belles choses à voir, voire à boire. 

Pour finir une petite pensée pour le génial Johnny Winter qui jouait encore (tant bien que mal) à Cahors le 14 et qui meurt le 17... Keep on deafening the angels man ! 

Spéciale Ged-y-casse à Pierre, forcément...!

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