Chroniques DVD
09
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : guerre psychologique

Scénar : tuer les gens c’est mal, même en temps de guerre. Haskins et Grayson sont condamnés à mort pour meurtres et autres rapines mais ne regrettent rien, il suffit d'entendre le rire diabolique de Haskins pour s’en persuader. Mais au moment où le peloton va tirer, les Allemands attaquent providentiellement, permettant aux deux condamnés de s'enfuir avec à leurs basques le lieutenant Sheppard qui déboule de West Point les poches pleines de principe et de formalités. Il s'en passera vite quand les villageois de San Michele hululeront « les américains sont arrivés ouaaaaaaais ». Sauf que, mes agneaux, vous n'avez pas idée de quels américains vous accueillez avec vos jolis petits drapeaux. Et puis pour corser le tout, les allemands, mais aussi les amères loques, prennent la bourgade pour cible, youpi.

Yes ! Voici le deuxième volume de la collection guerre des éditions Artus et encore un Kinski après Cinq pour l'enfer ! L’ouverture se fait sur une musique sinistre et un paysage tourmenté pendant que lecture est faite d'un texte de la Genèse et soudain, la lumière fuse : boom, ratatatatatatata, ça tire de partout, c'est la guerre quoi. Mais le film ne s'intéresse pas vraiment à cette guerre seule, il s’avère même psychologique, beaucoup aidé en cela par une musique généralement troublante signée Riz Ortolani. Côté acteurs, notez bien que même en uniforme de G.I., Klaus Kinski (le bossu génial de Et pour quelques dollars de plus) se débrouille pour jouer une ordure asociale doublée d’un sale gamin torturé quand il s’y met. George Hilton (vu ici dans Le Temps du massacreL'Etrange vice de Mme WardhLa Queue du scorpion...) est toujours bon et Ray Saunders assure aussi et la charmante Betsy Bell fait ce qu'elle peut avec un rôle nunuche assez compliqué à assumer.

Remarquablement bien troussé pour un premier film, Deux salopards en enfer (dont le titre italien était Le doigt dans la plaie, un peu plus logique) n’est évidemment pas dépourvu de clichés mais est plutôt chouette quand il ne verse pas trop dans le mélo car dans ce cas ça sonne facilement creux. On préfère largement le questionnement intérieur des protagonistes, plus profonds qu’il n'y paraît, leurs doutes quant à l'embrigadement, le rôle de la morale et de la loi, tout ça paumés dans la cambrousse italienne. Le scénario parfois fantaisiste n’empêche pas un climat noir inhabituel et de belles scènes comme celle de la procession avec ses chants fervents, ou bien l'attaque brutale du village. Mais bon, avec des chargeurs à très grande capacité typiquement bis, les assaillants ont du souci à se faire.

Bonus : bande-annonce, diaporama et la sacro-sainte interview de Curd Ridel, toujours aussi fort pour les dates de naissance et ses connaissances encyclopédiques.

Pour plus d’infos : http://www.artusfilms.com/deux-salopards-en-enfer

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