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Chroniques DVD
16
Jan
2023

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

becker modigliani film gérard philipe lino

Genre : nul n’est prophète en son pays, mais le malheur inspire ?

Scénar : c'est toujours la même histoire. Beaucoup d'artistes sont reconnus après leur mort tel Modigliani qui du coup n’est pas très sûr de son art juste après la Première Guerre mondiale. Les gens ne comprennent pas sa peinture, très en avance sur son temps, et il en est très malheureux. « Modi » en deviendrait presque fou, l'alcool ou l'opium aidant, mais certains s'intéressent quand même à lui. Cette Béatrice par exemple, qui semble prête à tout supporter de lui, Rosalie qui veut bien encore lui servir un verre mais qui se soucie tout de même de sa santé, cette petite Catherine qui n'aime pas le voir attifé n'importe comment, son collègue Zboro qui le soutient ou cet homme étrange, Morel, qui surveille ses activités pour des raisons pas très philanthropes ni artistiques. L’artiste ne peut bientôt plus payer son loyer alors il va travailler à l'université oui il fait chaud et c'est là qu'il rencontre une jeune fille exceptionnellement tendre et qui l’inspire…

Inspiré du roman Les Montparnos de Michel Georges-Michel (écrit à l’époque de l’histoire mais seulement publié en 1929), le scénario de Jacques Becker et Max Ophüls (à la mémoire duquel est dédié le film) joue la carte du drame et, comme souvent, le jeu flamboyant de Gérard Philipe est assez impressionnant dans ce personnage au bout du rouleau, une jolie distribution l’accompagnant vers l’abîme. Bien que le film ne s'annonce pas historique, on revit un peu la vie du Paris du tout début du XXème siècle, juste après une guerre qui a fait voler les illusions en éclats. Becker s’est entouré de proches (Jean Becker pour assistant, Paul Misraki pour la musique, Lino Ventura qui a débuté grâce à lui dans Touchez pas au grisbi…) et signe un film joli à défaut d’être exceptionnel, les seconds rôles y sont toujours chouettes, Stéphane Audran, Jacques Marin, Paul Mercey, bref toute une époque… Et Pierre Richard, à ce que l’on dit, à vérifier avec une loupe !

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