Une petite contribution ?

Chroniques concerts
07
Jui
2012

[On peut désormais décerner au 2 juin le diplôme de la journée Cumul des mandats car pour Montpellier ce jour-là :

Comédie du Livre, Marche des diversités (autrement appelée Gay Pride), Convention de tatouage et pourquoi pas les SHERIFF le soir hmmm ??? Ceux que seuls les SHERIFF intéressent : allez directement au chapitre IV, avant c’est cumul, destroy, nawak, Fuckoffski power !!

 

Chapitre I : mal à l’aise à gogo 

 

Et ui Jules-Edouard, j’étais tranquillement attablé dans un bar de la place Jean Jaurès quand j’eus l’idée proprement hallucinante de me réveiller : ablutions ok, paracétamol ok, un deux trois quatre la journée commence. Tant pis pour vous. On a beau dire, on a beau faire, le vieux monde va s’écrouler mais restera, flottant dans l’immensité de l’espace, une parcelle de rock’n’roll. Pour accéder à la plénitude : ne pas gifler la starlette à barbe à la table voisine, attendre calmement un quart d’heure ce café à 1,50€, ne pas jeter au visage des passants chaque objet qui traîne sur la table, ne pas lapider des enfants fort capricieux, pff tout ça n’est pas très rock’n’roll. Copain, dirigeons-nous vers la Comédie du Livre. 

 

Chapitre II : la comédie du libraire 

 

Le constat, cruel, est implacable, à 10h39, Fabcaro n’est pas à sa place, les CRS si, franchement le monde semble avoir de ces priorités... Il semble que cette manifestation se réduise d’année en année au profit des marchands de couillandres sur la Com’, devenant tranquillement une aubaine pour la giga-librairie et une foire à la dédicace vendue trois semaines après sur Hibey, bref pas le top trépidant crac boum hue. Heureusement l’immense Cromwell ne devrait plus tarder, tchooou tchooou. En attendant testons l’effet du T-shirt Dead Fucking Church à la librairie chrétienne... Bingo ! Beaucoup d’auteurs sont toujours à la traîne (suivez mon regard...) mais l’auteur « Caisse » lui a beaucoup de succès. Autant aller tenter un café sur l’Esplanade, pour le pire service de la planète, c’est 1,60€ le plaisir de faire se demander aux gens qui est l’auteur tatoué qui écrit à côté, « il doit être russe vu son tatouage »... (Soupir) Le défilé de femmes superbes seul donne un semblant de vie à ce troupeau d’ovins braillards. 

 

Chapitre III : errances de gare en bars 

 

Vous l’voyez Jules-Edouard, respirer l’air fétide d’une gare où arrivera le train avec dix minutes de retard, la SNCF gérant toujours aussi bien le trafic, c’est mieux que le soleil écrasant de l’autre côté. Observons la personne qui, quinze minutes avant l’arrivée du train, se demande si elle ne l’a pas raté, la belle petite qui, les yeux pleins d’aventures, s’apprête à faire son premier voyage sans ses vieux, collants et lourds, ses cheveux oscillent dans le vent qui la conduit into the wild. Les beaufs font leur entrée, ici on ne parle pas, on hurle, on est content d’être con, la joie doit être entendue par chaque pékin on zeu quai. Il ne manquait que le dragueur à la manque avec chapeau en putain de paille qu’il pourrait bien avaler par mégarde... Lucifer par pitié, le retard ne doit pas excéder dix minutes... Non ! D’autant que les bourrés de la veille semblent organiser un colloque sur le banc d’en face, y a pas de justice death-y-dément. Cromwell là, la journée devient plus intéressante, par exemple un succint exposé sur le : « ouais ben t’as qu’à essayer de nous l’enlever la casquette quand on rentre dans la pièce » à l’entrée de l’hôtel. Chacun ses affaires, pour moi c’est l’expo de Glen Baxter (voir là : Glen Baxter à la Comédie du Livre 2012 à Montpellier, Espace Dominique Bagouet), il y fait bon et une prise tend ses bras musclés vers un téléphone vidé par l’effort. La suite de la journée se limitera à éviter des clones de Harry Potter, écouter des conférences où sont présents plus d’auteurs que de spectateurs, déguster des demis à 2,80€, ne pas écraser violemment à la para les affreuses tongs qui ont gagné le combat contre les horribles ballerines et finalement glisser vers un délicieux (mais pas pressé) restaurant africain que le Guide Church du Kroûtard et Tonton Fuckoffski recommandent : la Case du Saloum (le poulet yatta y est divin). Vite direction Grammont !!!!!! Faaaaaab on arrive !!!!! 

 

Chapitre IV : eun deu toi quat’ !!! 

 

Les retards inhérents aux emplois du temps de ministres des auteurs en poste à la Comédie du Livre...et paf c’est l’hécatombe, tant pis donc pour les PALAVAS SURFERS et les BRASSENS NOT DEAD que l’on a, heureusement, souvent l’occasion de voir dans la région même s’il est toujours rageant de louper une partie de l’affiche. C’est donc en plein milieu du set des WASHINGTON DEAD CATS que la délégation pinceau-crayon-stylo (Cromwell-Fabcaro-Ged, paye ton trio) fait son apparition sous un proverbial soleil de plomb. Direction stand de tickets, buvette (une éternité au milieu d’une horde à qui il faut souvent rappeler les bonnes manières à coups de latte dans le train) et voilà, on peut commencer à regarder la fin des WDC dont il ne semble émaner principalement que la voix du chanteur, très en forme et décidé à parler tant qu’il lui plaira au grand dam (dam) d’une partie de la foule, c’est hilarant mais dommage, plus de musique n’est jamais un supplément fâcheux. La tension est palpable, un public de plusieurs milliers de personnes attend les SHERIFF, personnellement pour la Church c’est quatorze ans d’attente qu’on dissipe en un coup d’Olivier qui envoie le leitmotiv qui tue. Chez MOTÖRHEAD, « on botte des culs », chez les SHERIFF, « on fait du bruit » !!!! 

 

Nom de dieu de nom de dieu, un des meilleurs groupes français tous styles confondus est là, en vrai, les archéologues locaux sont même allés jusqu’à convier TOUS les anciens membres de l’entité à l’étoile : Olivier au chant, inimitable, que l’on frissonne à entendre, Michel à la basse, puis pour les guitares : FredFabPhilippe, pour la batterie ManuSam et Seb. Plus de deux heures durant avec cette formation à géométrie variable, les SHERIFF vont prouver à tout le monde, en particulier à eux-mêmes, qu’ils sont tranquillement l’un des plus puissants groupes de scène jamais observés, même quand on les a vus maintes fois auparavant à la grande époque, y a pas de doutes, n’insiste pas, l’essayer c’est l’adopter. Plus d’une trentaine de morceaux se succèdent, on ne va pas s’amuser à les citer, tout le monde était là, personne ne pouvait manquer ce retour du rock’n’roll primaire, sans foi ni loi, à l’accent qui chante. On se prend à rêver que ceci puisse se reproduire un de ces quatre mais que sera sera, en attendant le 2 juin restera le jour à marquer d’une bière blanche, consommée plus loin sur le parking pour éviter cohue, plastique boueux et tas de mousse. La TAF a quinze ans, comme tout le monde à chaque fois que le « eun deu toi quat’ » retentissait au loin, réunissait toutes les chapelles du rock’n’fucking roll pour une célébration décibélique unique que l’on est pas prêts d’oublier.

 

Hissez le drapeau noir, et brûlez tous les autres !!!

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