Tu payes ton coup ?

Chroniques concerts
12
Jan
2009

Les festivals, c’est souvent totalement à l’arrache quand on prend la décision qui tue : « ah c’est demain ? Ok on y va »...

Les histoires qui commencent comme ça sont toujours jonchées de catas plus ou moins minimes (style on loupe un panneau et on roule une heure pour rien) mais que voulez-vous ? L’amoureux de musique, le junkie au rock, l’accro au noise, quand il voit le nom magique, intemporel de SONIC YOUTH sur une affiche, il fonce obligatoirement... Et prend une grande baffe dans la poire. Et pis le reste de l’affiche (MADEMOISELLE K - miam ! - et DEUS) est plutôt alléchant, alors hop.

 

Et là surprise totale, ce festival est une bombe atomique, un extasy qui me donne envie de faire des bisous à tout le monde, me fait croire que le monde est beau, et autres conneries. Quand on arrive sur le site, les vigiles sont assez cool, le site est petit mais respirable, c’est la plage, les poubelles (avec tric sélectif nom de Zeus, j’hallucine !!!) sont nombreuses et bien gérées, la buvette vous vend un verre que vous gardez toute la soirée, vous le rendez vous récupérez votre euro. Dieu m’empale, mais c’est beau à pleurer tout ça. Bon évidemment y a de la boulette dans l’air : d’abord, virez vos gradins, c’est cher, ridicule et ça ne sert à rien, y a personne dessus et vous monopolisez un mec qui fait fuck quand on croit pouvoir s’assoir là-haut impunément. Deuxio, dans ce festos on dirait qu’il y a plus d’invités que de public tellement tout le monde a des badges. Tertio (ouais c’est comme ça qu’on dit), le volume (même pour un sale métalleux comme moi) est hyper grave trop fort t’as vu ? Merci pour les vieux et les gosses. Passons à la musique.

 

Pour cause de parking à 2597146 kilomètres de la scène, nous loupons (retenez votre souffle) PHOEBE KILLDEER & THE SHORT STRAWS. Pardon, désolé, oups. MADEMOISELLE K est déjà en train de vociférer quand nous approchons du site et, je ne sais si c’est le vent qui ensable les cages à miel ou pas, c’est complètement naze. Une fois en face de la scène, ça y est, ça pète. Gros rock aux impros noisy dissonantes qui peut passer pour MUSE qui essaierait de se la péter PIXIES. Le chant de la jolie demoiselle est excellent ainsi que ses délires textuels. A voir en tête d’affiche, trop destroy là. Deux mots sur les insupportables DEUS qui sur album restent comestibles mais sur scène agacent vite par une compilation étonnante des plus mauvaises grimaces du rock, des gimmicks écoeurants de « je veux être », comme si (les ignobles) BRONSKI BEAT s‘étaient mis au rock’n‘roll. Quelle horreur !

 

SONIC YOUTH, c’est LE groupe de scène dans toute sa splendeur : du larsen, du riff, trois chants très différents, tous envoûtants, une batterie de « tubes » pour faire chanter les quadra ex grunge, et surtout un feeling et une recherche musicale à faire pleurer quand on voit la profondeur de la mare conformiste qu’est devenue la scène rock depuis déjà au moins un lustre. S’ils n’étaient pas tous invités, ça fait du bien de voir autant de monde pour ce groupe génial, qui doit vendre au bas mot quatorze CDs de chacun de ses albums en France...

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