Chroniques concerts
07
Juil
2012

Suicide Week - Part VIII

Pour cette dernière partie de la Suicide Week, il fallait mettre les petits plats dans les grands, en particulier parce que les sagas nordiques d’AMON AMARTH n’avaient franchement pas été les points d’orgue d’une telle épopée Death-y-b’Hellique (voir AMON AMARTH [Swe] + CANCER BATS [Can] à Saint-Jean-de-Védas, Victoire II le 20/06/12). Quoi de mieux que sortir d’un hôtel, aller choper des pizzas et les manger dans les bois pour avoir la paix et éviter l’horrible population de cette planète surchauffée ? C’était sans compter sur la date (question de principes, pas le choix dans la date) : le 21 putain de juin... La Fête de la « Musique » qui permet à n’importe quel pèlerin de dégoûter à vie tout son quartier de cet art sacré. Et qui dit prestation dit répétition, certains choisissent l’isolement, comme Rocky dans son vestiaire, tel est le cas du bientôt célèbre Didier le DJ, sûrement le plus mauvais du cosmos, qui pour parachever une œuvre à proposer d’office à l’UNESCO, vient, affublé d’un micro dans lequel il ânonne et massacre les standards de la chanson française de Papi à cent mètres de NOS bois et avec le volume sonore de MANOWAR. Nom d’une platine, fuyons avant qu’un meurtre ne soit commis, le Prêtre de la mort a des velléités insoupçonnées après plusieurs jours de célébrations.

Bien mérité, le goûter sur la rue Saint-Exupéry est couplé à l’observation émue du mignon petit basilic en pot que le bus de thrashers a déposé sur le muret, une plante dont la croissance est activée par tous les soleils d’Europe, c’est quand même la classe ! L’éveil des saloperies de cigales vient ajouter du boxon à cette (trentième) Fête de la « Musique », beuaaaargh, acclamons direc' l’arrivée en cette journée, à forte teneur d’acouphènes et de gueule de bois, de guerriers de bonne constitution (Spéciale Ged-y-casse à dans l’ordre d’apparition David, Marc, Vinss, Willy & Alice...).

Juste le temps de rentrer à la Wayne & Garth (« j’ai un pass, barrez-vous ») et les grecs de SUICIDAL ANGELS sont déjà à pied d’œuvre, mascagnant avec un speed / thrash orthodoxe bi-goût : les écoles américaine et allemande se partagent l’espace. Le groupe est doué mais l’effet machine à remonter dans le temps ne rappelle toujours qu’une chose, rien ne vaut les originaux malgré tout le respect, le feeling et la hargne déployés.

Seconds couteaux du Bay Area thrash malgré Breaking the silence, un premier album remarqué mais arrivé bien trop tard en 1987, HEATHEN n’est pas réellement attendu pour un show de fou vu l’étrange vague de reformations pour le meilleur et bien souvent pour le pire. En fait les extraits de cet album passent bien, pour le reste, le TRÈS bavard David White, sorte de clone chantant de Christophe Szpajdel, a tendance à s’écouter parler et fera souvent penser aux chanteurs de baloches qui « jouent » les paroles et font fuir vers le bar. Heureusement, le batteur est le plus souriant vu sur scène depuis longtemps et il ne fait pas semblant de taper.

Note pour plus tard : un chanteur avec un crucifix autour du cou dans un groupe appelé HEATHEN, ça c’est pas du tout un paradoxe, naaaan, rien à voir.

DEATH ANGEL, ultra chauds, annoncent qu’ils vont jouer l’intégralité du putain de classique de la mort The Ultraviolence (voir DEATH ANGEL [Usa] The Ultra-violence (Restless Recs) 1987) !!! Après une vague d’évanouissements et d’érections mentales, fais péter la chose, et fort en plus. Ces enfoirés vont tout simplement piétiner les feuilles de l’auditoire avec l’énergie d’un tigre à qui on aurait arraché la queue, des musiciens top classe avec la rage de (se) faire plaisir, c’est toujours un succès parmi les vestiges de chevelus patchés venus en nombre, le long instrumental tue spécialement, comme les puristes pouvaient s’y attendre. La meilleure prestation de la soirée, les orteils dans le nose.

Car enfin, amis en baskets à grosses languettes, EXODUS manque cruellement de charisme et de communication, en particulier, c’est toujours leur faute à ces têtes de nœud, à cause d’un chanteur statique et pas très causant. Par rapport à HEATHEN ça change, pas vrai...?! Et en remerciant la ville de « Mon pieu », il ne fait que déclencher un fou rire. L’arme secrète est donc sortie, damons dès aujourd’hui le pion au requin du bar en bastonnant les premiers rangs, votre non-serviteur se retrouve même à slammer comme un sapajou et à télescoper les victimes à sa portée tel le barbare qu’il fut quand tu n’étais pas encore né (farci). Un vrai régal sur les vieux classiques de Bonded by blood qui finalement ne demandent rien d’autre qu’un public d’australopithèques déchaînés. La Suicide Week, c’est terminé. Burp.

Spéciale Ged-y-casse à Dead pour le « Promenons-nous dans les bois en espérant que le loup est là »...

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