Une petite contribution ?

Chroniques concerts
04
Oct
2012

Après un léger tour dans une Avignon surpeuplée par les distributeurs de flyers et accessoirement des comédiens en tous genres,

courage et fuyons donc au plus vite ce lieu de perdition juste après la fin du dernier Ken Loach (voir La Part des anges de Ken Loach (avec Paul Brannigan, John Henshaw...) 2012) pour filer voir la deuxième soirée du Rhinoférock à Pernes (Report du premier soir ici : Louis Bertignac + Paul Personne + LES TAMBOURS DE PERNES à Pernes-les-Fontaines, Rhinoférock le 27/07/12

 

Le premier groupe sur la petite scène (USURIER) performe un blues-rock à la voix rocailleuse entre Cocker et Zucchero avec un soupçon de soul dans le grain. Formation classique + clavier et choristes et ô surprise, à part un poil de James Brown, c’est un répertoire basé sur le père Cocker qui nous est proposé. Bon, ça peut aller pour l’apéro mais semble un peu long au bout d’un moment. Très bons musiciens ceci dit. 

 

Suivent une présentation de l’affiche par Maurice Suissard ainsi que l’intervention des autres associations blues du coin qui organisent de sacrés concerts à noter (DR FEELGOODCANNED HEAT, fuck, ça sent le déménagement imminent !). Et voici que le costaud Johnny Gallagher (non, n’est pas le fils de...) et son blues boogie rock à la guitare tranchante et au chant typé country. Survitaminé, avec un batteur versatile, le Johnny injustement méconnu se révèle un gratteux excellent. Quelques ballades bien senties ainsi que des blues chouettos se succèdent. Mais là où on se fait avoir comme des bleus (des blues ?) c’est par sa version personnelle, originale, supra groovy, hell’ectro acoustique et un minimum destroy de l’immortel Hey Joe. Essaie donc chez toi de chanter un solo avec le micro de ta gratte pour voir ! La reprise la plus excitante depuis des siècles achevée de manière flamboyante, comme il se doit. Quel concert ! Ce mec est à suivre absolument ! 

 

Petit entre deux par un groupe blues rock au chant en français (SOUTHSKIN) plutôt sympa au final mais desservi par un public qui reste devant la scène principale sur laquelle rien ne se passe. Y a death-y-dément pas de justice ma pauv’ dame. 

 

Et soudain, donc Beth Hart prend la suite. Fantasque et pianiste douée, sa voix puissante déchire la nuit et prend aux tripes, surtout avec un groupe composé de sauvages limite hard rock. Une voix extraterrestrement sexy à faire se damner tous les nom de dieu de saints de l’univers. Des ballades bluesy habitées aux méchants rock plombés, la communication avec le public est forte, une osmose géniale même. Son jeune gratteux est étonnant, il sera lui aussi gratifié du cadeau de Beth à ses musiciens, le respect : c’est à genoux qu’elle demande a chacun un solo pour finir le set puis s’emparant du micro envoie les doigts dans le nose toutes les candidates pour le poste de chanteuse se rhabiller. Euh, Beth, je crois que je t’aime... 

 

Rhinoférockiennes, rhinoférockiens, à l’année prochaine !

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