Tu payes ton coup ?

Chroniques concerts
16
Avr
2013

Maroufler des photos (une des pires expressions jamais entendue d’oreille humaine),

 

qui plus est dans la mochissime ville de Béziers, comporte de terribles risques pour la fine peau des doigts, en particulier en d’indicibles lieux sous la férule de Jésus le babos et de profs de dessins fort mignons mais aux goût musicaux totalement discutables.

 

C’est donc écorché vif que le road-writer de ces dames partage la chignole avec Henri le Professeur, ci-devant nouveau propriétaire terrien et néanmoins ceinture verte de rock’n’roll. C’est harnachés dans un baudrier de connerie et sustentés par la Trois Monts que ces deux andouilles terroriseront Jacob Delafon, feront se péter de rire l’homme-au-rire-fou-des-gogues-de-Carouf, courront après la mystérieuse-femme-qui-vend-des-places-gratos-à-l’oreille-des-chevaux pour finalement entrer, sésames acquis, dans une salle au début bien vide, il faut bien le reconnaître. Mais elle se remplira au fur et à mesure, malgré les clameurs hell-ectroniques des ayatollahs du punk rock PUR qui hululaient du clavier que le concert était trop cher. Réfléchir : les conditions d’organisation ne sont plus les mêmes, LSM n’est PLUS depuis des siècles un groupe que l’on paye en packs de bière, arrêtez un peu de nous les briser, j’ai un des revenus les plus bas de France sans prétendre à toutes les aides que vous recevez après un rdv chez l’assistante sociale, larmes de crocodiles aux zoeils, et pourtant j’étais au concert, allez mourir, quand on veut on peut ! 

 

NOFX-like power avec ZEPHYR21 avec option paroles bourrées d’autodérision en français (Je me suis fait chier dessus par un pigeon sera, on le pense ici, forcément étudié dans les classes de première littéraire) malheureusement un peu trop mélodique et pop pour bibi. Mais beaucoup d’énergie et trois chants bien foutus pour un trio. Tu as raison Henri, le lycée a de beaux jours devant lui quand il s’essaie au rock. Un poil léger quand même, rapport aux textes qui ne volent pas très haut mais tout ceci va bien avec l’époque, très éloignée qu’elle est de la littérature, y a qu’à faire un tour sur Facebook. La pratique de l’ironie constante est un atout pour ce groupe qui s’il persévère trouvera sa place dans l’usine à culture sans pour autant faire de vils compromis. C’est tout ce qu’on lui souhaite. 

 

Qui a déjà vu LES SALES MAJESTES en concert n’a pas besoin de descriptif, la voix d’Arnaud, tout en gouaille et en acidité, règne sur une machine rock qui décapsule les tronches et les jette à bras raccourcis dans un pogo infernal, en particulier si je puis me faire mettre quand les hymnes de No Problemo (1997) retentissent : CamaradeKeupon d’un jourA votéHalte au FrontOui j’emmerde ou le monstrueux Chaos en France... Les courbatures qui suivront témoignent de l’intensité de la pagaille générale (chère à un groupe à étoile) et du plaisir communicatif que les MAJESTES offrent à leur public. Une soirée sauvage qui manquait à l’agenda, argh ! 

 

Une vieillerie issue des archives papiers de la Church : Interview d’Arnaud de LES SALES MAJESTES (Dead Church #4 1999-2000) : LES SALES MAJESTES [Fra] et tant qu'à y être la chronique de l'album de ZEPHYR21ZEPHYR21 [Fra] Bikinis, complots et gros calibres (NFFP Recs) 2013

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