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Chroniques concerts
05
Aoû
2014

Imaginez le sol le plus poussiéreux de la planète battu en neige chaude par d’innombrables véhicules

dont certains finissent dans d’horribles flaques de boue, respect pour les piétons vous dis-je sagouins sur quatre roues ! On note déjà comme souvent un nombreux et joli mélange de touristes, de jeunes et de vieillards, de néobabos et autres indéterminés sans compter un hardos, c’est dire l’aura d’Ibrahim aujourd’hui après le succès mérité de sa trilogie et des albums suivants très réussis. Niveau logistique beaucoup d’abrutis ne savent point porter une chaise pieds à l’air et s’embronquent dans d’innocents obstacles, ce qui donne parfois un vrai compromis Pierre Richard / Michel Blanc assez drôle, enfin surtout pour celui qui regarde, forcément. 

 

Après une intervention qui rappelle le combat des intermittents du spectacle, le concert débute sur une douce intro gratte / clavier puis radicalisation, un son très rock avec l’entrée des basse / batterie et de la section cuivres pour quasiment un générique pirate de James Bond, puissant en diable et sombre. Puis ça groove sec loin du jazz démonstratif, veuillez applaudir une section rythmique de dingue tandis que le patron, toujours baskets aux pieds (mais pas de survêt’ ! comme à Bédarieux, voir IBRAHIM MAALOUF [Fra] + ECOLE DE MUSIQUE DE BEDARIEUX [Fra] à Bédarieux, La Tuilerie le 27/01/12) balance un remarquable cocktail entre latin, oriental et jazz rock ricain qui laisse toujours rêveur, Beirut en particulier, hommage à la ville mais aussi au hard rock, merci messieurs. Les morceaux les plus funk déchirent particulièrement comme d’hab’, quelle pêche ! 

 

Pour le reste Ibrahim ce n’est pas très sympa de faire siffler un public visiblement sans formation, d’ailleurs ceux qui ne savent pas meumeument, c’est bien pis !!! Sinon quand tu t’apprêtes, en spectateur attentif, à enterrer vivante ta voisine qui hulule et gigote comme un rongeur fan de la COMPAGNIE CREOLE électrifié, tu t’aperçois que tout le monde dans ce coin commencent à l’imiter en un étrange bateau ivre de hooliganisme sylvestre, adieu Berthe, il faut plier les gaules et trouver un autre coin. Vite. Assis plus loin comme de vieux débris, on doit avouer que le lieu crée une intimité agréable qui sied farpaitement au jazz tonique. L’ambiance cool entre les musiciens et la réponse réjouie du public, l’osmose même pendant le cours de solfège improvisé et ludique pendant lequel une trompette peut soudain devenir insecte ou beatbox, fait de ce concert un grand moment de musique que l’on est ravi de ne pas avoir manqué.

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