Tu payes ton coup ?

Chroniques concerts
30
Oct
2014

Quand on est piéton, on essaie de compiler les choses sur la même journée lors d’une virée en ville.

Dommage donc que ce soit après une expo photo (voir Patrick Tosani - Changements d'état 1983 - 2014 à Montpellier, Pavillon Populaire) loin d’être passionnante pour l’amateur de concret et une porte fermée à St-Anne que l’on doive entreprendre une dissection de la notion de hardcore avec l’ami Yoann. L’expérience est intéressante, surtout quand les caméras fonctionnent ! Mais vite, il est déjà temps de filer vers Saint-Jean-de Védas, yes my Lords, et So a dégotté de plus un chauffeur d’exception en la personne de Willou que l’on n’a pas vu depuis à peu près l’âge glaciaire, cool ! 

 

Un petit tour d’horizon s’impose mais quand la première note des PALAVAS se fait entendre, ça fait bien dix minutes que le câlin au pilier est entamé. Et on peut dire que l’on se ramasse une sacrée baffe avec ce nouveau line-up et l’ami Fred au chant, le groupe en est transfiguré (dans tous les sens du terme). Car si on s’attendait à une prestation dans la droite lignée des précédentes (fouille sur le site, y a du reportage à lire), c’est raté, on a droit à un set où le garage de la charnière sixties-seventies prend toute sa saveur : des baffles qui rugissent, des peaux tannées et une voix à la gouaille grivoise, ajoutez à ça un clavier démoniaque et vous aurez une idée de la nouvelle incarnation du groupe, dont on est désormais pressé d’écouter quelque chose, un truc en vinyle forcément, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement ! Ouh yeah ! 

 

On a eu un peu peur pour les LORDS parce que les PALAVAS ont mine de rien mis la barre très haut, mais pas de problème à noter, le gang américain fait son office et pour fêter ses quinze ans met le feu à l’Endroit Secret. Sauf que pour une fois les regards photographiques, bien qu’ils se posent sur la scène, ne scrutent pas vraiment le groupe mais la plantureuse danseuse généreusement dotée en chair pulmonaire par la Nature. Seule dans son coin, elle donne souvent l’impression de se demander ce qu’elle glande là, rappelle aussi à votre non-serviteur l’extraterrestre fatale de Mars attacks. Oui, parfois on préfère le rock pur et simple sans les artifices, ce que l’on dévore avec plaisir en se concentrant sur l’essentiel : un groupe de ouf et un frontman presque enjoué. Et on conseille aux amateurs de se jeter sur l’album anniversaire des LORDS (chronique là : THE LORDS OF ALTAMONT [Usa] Lords take Altamont (Gearhead Prods) 2014 ) qui est un très bon moment de rock qui grésille sec. C’est pas une soirée qui démonte ça ?!

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