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Chroniques concerts
12
Déc
2016

Ze festival de punk rock français du sud de la France,

let’s go pour deux jours de décibels à la TAF avec une inclinaison certaine pour les vieux groupes ressuscités.

Les montpelliérain de STALINGRAD ont death-y-dément le chic pour ouvrir les hostilités avec une prestation tout en nerfs, Punky est comme d'habitude survolté et secondé par deux acolytes aguerris et motivés. Ensemble ils prouvent que Barricades, Toute une vie de Christ, Jeune urbain et professionnel, Chelsea boots, le méchant CMV ou Retour à Camden town, tous extraits tirés du dernier disque 1 sont définitivement de très moments live.

LES PRODUCTEURS DE PORC délivrent un florilège du « folklore franco-grolandais » totalement destroy, quitte à sonner comme des producteurs de pains (« on aurait pu répéter » avouent-ils…) ou à brusquement accélérer le tempo quand ça sonne mollasson. Dixit Monsieur WAMPAS qui vient les aider à pousser le vice jusqu’à faire chanter Comme d'habitude au public, « j’ai pas besoin de gâcher votre concert, vous le faites très bien tout seuls ! »… Un autre guest viendra à son tour mettre la pagaille, l’élégant Tony Truant pour ne pas le nommer, pour une fois au chant. Mention spéciale au chanteur grolandais qui récite un Super sordo splendide. C’est beau le respect dans l’à propos.

On rigole forcément un peu moins avec PANIK L.T.D.C. qui interprètent pas mal de morceaux du disque à paraître dans un veine bien moins chaotique que les Troubadours auraient pu le laisser espérer, la faute à Rey, le batteur carré comme il faut qui a rejoint le groupe ? (« A l'attaque !! »). Une prestation un peu statique mais sympa dans l'ensemble où évidemment les vieilleries font un carton parmi un public pour une bonne partie au courant du passé du groupe, en particulier les tubes underground Festival et Les Troubadours du chaos. Fallait juste oser finir sur un Bashung avec la voix grave d'un orc, forcément du chaos, au chant. Cool !  

Dans un esprit plus léger se pointent les revenants OLIVENSTEINS qui « déclarent la guerre en guise de dessert » avec pour tête de proue un chanteur-pile électrique. Dandys plus marqués par le garage et le rhythm and blues que leurs collègues d’affiches, un peu comme les cousins FLESHTONES par exemple, les OLIVENSTEINS sont de fins mélodistes et des musiciens charismatiques. De quoi faire sonner Je suis fier de ne rien faire comme de la fausse modestie. Avec une Euthanasie qui vire à la vraie jam longue et bruyante, ce set devient illico un sommet du festival. Et à cette débauche d’énergie ajoutons le détail tordant de cette fille qui colle une châtaigne à un grand dadais transformé en arrosoir à bière. Non mais oh !

Malgré le climat musical glacial rappelant les ancêtres SUICIDE et METAL URBAIN, le public se presse devant WARUM JOE et montre instantanément sa ferveur, et ce jusqu’à la fin du concert. Pour les incrédules comme votre non-serviteur, WARUM JOE n'a quasiment jamais cessé d’interpréter son electro-punk sur scène, en tout cas sur la région parisienne, et on est ravi de redécouvrir cette formation nombreuse et mystérieuse qui a sorti une palanquée de disques depuis le tout début des années 1980, on reparle bientôt de leur discographie ici même. A demain pour le jour 2 !  

1 voir STALINGRAD [Fra] 79 (Julie Recs) 2015

Weekend Sauvage #9 Secret Place

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