Chroniques concerts
04
Déc
2017

On nous avait annoncé un déluge neigeux et un trajet en traîneau,

mais la BM (la voiture hein, on parle de vrai hard rock là hein !?) a suffi pour nous jeter dans le parking - pas cher - de cette superbe salle. Une pinte ramassée au passage et, la voix de P'tit Jo ne trompe pas pendant le cheminement jusqu'à nos sièges, c'est bien les locaux de REVENGE qui ouvrent encore une fois pour ALICE COOPER, trop cool de revoir ces anciens clients de Dead Church dix-sept ans après (!!) 1, les ACCEPT français sont toujours à donf et les cervicales en prennent direct pour leur grade ! Dommage que ce soit pour si peu de temps, we just wanted to rock too. Va falloir se pencher sur les successeurs de Sticked to your back 2, le dernier disque du groupe qu'on avait eu sous la main il y a des siècles !  


Pour ceux qui n'ont jamais vu ALICE COOPER 3, déjà vous avez manqué un chouette spectacle, ensuite l'homme (oui, ça fait toujours bizarre) a toujours réuni autour de lui des musiciens de folie, ce soir ce ne sont pas moins de trois guitares (dont une tenue par une magnifique amazone blonde, A woman of mass destruction qui envoie des soli monstrueux) qui pointent leur tête accompagnées d'une section rythmique atomique, tout ça avec un son qui bastonne.

Le rock'n'roll circus habituel est à prévoir, plein les yeux et plein les oreilles au programme. Même si bien sûr la période Dennis Dunaway reste le top ultime - Billion dollar babies, I'm eighteen, School's out (AnotherBrickintheWallisé) on avoue que The World needs guts, Poison ou Feed my Frankenstein font relativement de l'effet et puis bon le maitre fait ce qu'il veut du public au moyen d'un spectacle parfaitement chorégraphié ponctué par un véritable festival de costumes et d'instruments et d'une présence impériale (ALICE 1 - Lyon 0, ça change hein ?!).

On note aussi un énorme solo de batteuse alors que d'habitude c'est le genre de truc qui donne envie de se tailler, des envolées guitaristiques terrib' (Nita Strauss tue, y a pas, on est amoureux direc'), le groupe dans son ensemble semble s'éclater et c'est communicatif à part peut-être sur un segment du milieu (Only women Bleed / Paranoiac personality / Ballad of Dwight Fry) peut-être un peu longuet mais bon, encore une histoire de goût d'autant qu'en fin de compte les morceaux - très - récents ont de la gueule. On râlera juste sur seulement quatre-vint-dix minutes de show mais bon avec un frontman (et actif avec ça !) de bientôt soixante-dix ans, on fera preuve de compréhension.
Nan j'déconne.

On the road again, spéciale Ged-y-casse à Riton pour un aller-retour à l'ancienne et à Ryan Roxie dont c'était l'anniv' ce soir-là, rock'n'putain de roll !!

1 voir AMERICAN DOG [Usa] + REVENGE [Fra] à Montpellier, L'Inédit le 02/12/00, mais aussi, tant qu'à y être, l'interview commise le même soir (REVENGE [Fra]) et la chronique de REVENGE [Fra] Handle with care (Brennus Recs) 2000.

2 voir REVENGE [Fra] Sticked to your back (Nasty Prods) 2003.

3 on a deux-trois dossiers sur le bonhomme, et beaucoup d'autres à venir, voir https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=alice%20cooper&searchphrase=exact.

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