Tu payes ton coup ?

Chroniques concerts
28
Jui
2018

Le 27 juillet 1995 était resté en travers de la gorge pour plusieurs raisons qu’Alzheimer, ô joie, ne tardera pas à effacer.

En attendant, quelles aventures pour arriver jusqu’aux Pierres qui Roulent, sans parler de la ruine financière (HELP ! I NEED SOMEBODY !) qui accompagne toujours une tentative de s’en approcher ! De ce malheureux pigeon déjà en train de se faire visiter par les mouches à ces deux filles qui discutent football et ne participent pas du look ridicule du fan de base, de ce train plein d’idiots à ce tram plein d’idiots, ouf, nous voilà quand même partis avec Aline et Jaclyn (qui découvre le frais, on va l’app’ler Jaclym ?!) vers un stade qui n’avait pas besoin de ce préfixe de couleur ridicule, le Vélodrome, un point c’est marre, après une pause chez ma Juju et un pot avec Steve (et Winnie, ce mec est fou) au milieu de gens étranges qui se repeignent la tronche avec des rouleaux bleu-blanc-rouge. Et dire que le caviste de nos amours en a profité pour fermer, lâcheur !!

Puisque c’est comme ça, paye ton métro jusqu’au lieu des libations sonores où d’habitude les gladiateurs modernes et fort bien payés tournent autour d'une boule en cuir, parce que ça va, on en a soupé de ce défilé absolument ridicule de touristes droits comme des pingouins sur deux roues à guidon et sur les commentaires typiquement bartabachiants des « on » pour dire « eux » et des appréciations techniques tout droit sorties d’une revue forcément destinée à être récitée comme un crédo socio-sportif devant un public de péronnelles zé de pignoufs, par exemple dans le cadre sémillant de feue (?) l’émission Strip-tease qui n’avait pas son pareil pour ajouter des andouilles à votre interminable collection d’icelles. On parle musique ?!

Après une entrée qui s’apparente à celle de Fort Knox en plus parano, avec fouille délicate, regard suspicieux et gens qui font demi-tour furax poser leur fusil à pompe dans la deux-chevaux, THE GLORIOUS SONS ont beau commettre un set supportable de rock / pop mâtiné de hard et de blues, il n’en reste pas moins que ce sont les vieux qui sont attendus de pied ferme, ces messieurs qui arrivent d'ailleurs chacun à leur tour au moyen de petits vans aux vitres teintées pour ne pas abîmer leurs muscles antédiluviens, déclenchant par là même l'hystérie totale d'un stade tout dévoué à leur cause. Dommage qu’il soit pour autant squatté par un public à forte proportion de zombies alors que, franchement, les ancêtres fracassent !

Nous sommes clairement les seuls headbangers du virage, et au prix du bifton, on n’y va par quatre chemins pour défoncer les cervivales et les demi-litres, d’autant que la setlist est mortelle, de Street fighting man à Satifaction en passant par Sympathy for the Devil, Midnight rambler (excellent), Paint it black, Fool to cry, Honky tonk woman, Brown sugar, Gimme shelter ou le préhistorique mais fort chouette Get off my cloud choisi par les marseillais par sondage sur les réseaux sociaux (alors donc, ceux-ci peuvent s’avérer utiles ?! Première nouvelle !). C’est pas beau tout ça ? C’est toujours plus beau en tout cas que la sortie cataclysmique qui s’ensuit, le moindre débile avec une grenade aurait fait un immense carnage tant tout le monde s’est retrouvé piégé dans un couloir minuscule avant d’atteindre un métro ultra surchargé par des milliers de langues rouges qui pendent, au prix des concerts, un traitement pareil est proprement scandaleux, tout comme raquer le métro pour un service pareil et, a-t-on glissé dans l’oreillette, un son franchement pourri sur certains côtés des gradins pendant le concert. Y a pu d’respect ma pôv’ dame, next time c’est pantoufles-télé.

Et pis l’ogre : le matin, avant de vous barrer dans les pénates, profitez-en de la vie, des bateaux, du Vieux-Port…RATÉ !!! Merci l’énorme bus plein de gros rougeauds qui attend de se remplir pile en face de la terrasse du rade ! ARGH ! Heureusement, Marseille n’est pas avare en petites histoires de route, un bus se mange un taxi juste devant nous sans se faire mal mais le plastoc pend, les algarades s’envolent, de quoi rigoler un poil en buvant le café. Le plus drôle est sûrement le nombre de voitures de police qui passent sans s'arrêter, sans oublier, nuitamment, l’incroyable danse des rats de poubelle en poubelle. Le rock, c’est de la socioanthropozoologie de classe internationale, on the road again, et avec le Pernod absinthe dans le sac, DIEU existe !

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