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Spectacles
19
Mar
2012

C'est sous le ciel bas et lourd gibouleux d'une Saint-Patrick maussade que les pas mènent d'une Eglise de la Trinité relativement mal en point au Théâtre de Paris

 où se joue une pièce prometteuse avec son beau casting et son sujet trépidant, la belle et destroy Calamity Jane, yeeehaaah !

Le rideau se lève sur un décor typiquement western et une scène à la Leone: un cowboy dort, un autre entre dans la pièce assombrie un fusil à la main, et après un échange tout en bienséance les présentations sont faites: Jane vient de rencontrer Bill. Ou plutôt: Calamity Jane vient de téléscoper la destinée de Buffalo Bill.

C'est la vie de la première que l'on voit se dérouler au fil des changements des décors (effectués à la main par les acteurs eux-mêmes, original) cartoonesques à souhait.

On apprend au long de cette tragicomédie beaucoup de la sauvage Jane qui dévoile sous les traits de la superbe Clémentine Célarié un personnage plus complexe que la caricature habituelle, précurseur du féminisme et de la tolérance envers les natifs amérindiens. Le Bolloc'h quant à lui campe un Buffalo Bill haut en couleurs, passant du comique au grave avec beaucoup de crédibilité. Le reste de la troupe livre également de très bons et burlesques seconds rôles, en particulier Philippe du Janerand, vu souvent sur le petit écran dans des rôles similaires. L'acteur équin est pour sa part très docile malgré un public assez nombreux et des coups de feu qui provoquent à tous les coups de beaux sursauts dans les rangs.

On regrettera tout de même quelques longueurs sur la fin qui met du temps à arriver, d'autant qu'il fait proverbialement très, très chaud dans la salle et qu'une personne un peu plus grande que la moyenne souffre le martyre au creux de sièges visiblement fabriqués pour des pygmées, et pas les plus grands.

Pour conclure donc, une bonne pièce qui mérite peut-être de vieillir un peu plus sur les planches pour devenir plus efficace sur la longueur, car les acteurs sont vraiment à la hauteur, la beeeelle Clémentine en tête dans un rôle qui lui va plutôt bien.

 

© GED Ω - 19/03 2012

 

PS : message à caractère personnel: les inconscients irresponsables qui traînent un enfant qui n'a pas envie de venir au théâtre se doutent forcément qu'il va péter les boulards rapidement, en particulier en cas de maladie manifeste, et faire semblant de ne pas l'entendre pourrit inévitablement une soirée à trois rangs à la ronde. Ces gens n'ont échappé à la crucifixion en place publique qu'à cause de la présence des caméras de la deuxième chaîne. Vous devriez avoir honte.

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