Chroniques CD
19
Déc
2010

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Tu l’aurais vu s’écraser, tu la ramènerais moins...

Une boule de feu d’où s’est détachée pas si lentement que ça une nacelle pleine de bourges qui avaient, il faut savoir reconnaître ses erreurs, choisi le mauvais jour pour un baptême en ballon. Les mecs, faut arrêter Jules Verne, les frangins Montgolfier, tout n’est pas rose dans un ballon, en particulier les soirs où c’est de vert qu’il faudrait parler, bandes de soulographes. De cette fameuse nacelle en bois lisse avec hublots pour les péronnelles souhaitant montrer le toit de la bicoque cent ans avant Google Earth et les photos gestapistes de la cabane de jardin, certain ont décidé de ne pas mourir grillés ou encore écrasés façon guano et se balancent donc par les fenêtres, it’s raining men, alléluia, c’est le moment d’ouvrir le parapluie, gare à la chute etc. Mister Zeppelin, on le voit, n’a pas fait que dans la réussite. Mais quand trente et un ans après le fameux accident de Lakehurst un groupe anglais décide de prendre pour patronyme LED ZEPPELIN et de sortir cet album éponyme, c’est bien d’envol et pas de crash dont on dissertera à loisir. Car enfin, si l’on ne prête pas attention aux faces d’anchois des musiciens sur la photo et si on excepte les deux (!) reprises de blues signés Willie DixonYou shook me et I cant’ quit you babe, c’est parti pour une belle série d’hymnes imputrescibles. Mille excuses mais tout de même le Good times bad times qui débute le disque calmera les accros à la batteuse, Bonham le bûcheron explique tout là, Ginger Baker est déjà loin, la grosse caisse du moustachu poutre là comme ce n’était pas encore permis. Ta cousine Yolande est ravie, le Babe I’m gonna leave you livre sa pléthore de Planteries, de cris chargés d’émotions qui sentent presque le vrai, Page sort des cordes auxquelles devraient se pendre de nombreux guitar-heroes de placard, ici on frise le bonheur triste, un concept beau comme la nuit. Dazed and confused, effleuré le temps des YARDBIRDS, renaît ici pour six minutes rampantes menées par une basse ronde et maligne, véritable mèche d’un feu d’artifice qui pète à chaque fois avec toujours autant de belles couleurs et de puissance. L’intro pouêt-pouêt de Your time is gonna come annonce malgré tout un morceau mémorable malgré un ensemble assez mou de l’entre-jambe ; comment résister à cette gratte et à la verve de mouette joyeuse de l’ami Robert hmmm ? La rencontre de l’Angleterre brumeuse et de ses colonies d’Inde qui a lieu sur Black mountain side reposera pendant deux minutes les Plantophobes sans apporter plus que ça : une note d’exotisme avant une putain de tarte en pleine gueule avec le destructeur Communication breakdown qui en un peu plus de deux minutes laminera les blueseux qui depuis le début de l’album te les brisent avec leurs théories d’antiquaires. Cool non ?! Le conclusif How many more times voit le retour d’un duo basse / batteuse catterpillesque et jouissif, neuf minutes entre caresse et claque, pour finir en beauté. Wow, la claquinette, première d’une longue série.

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