Une petite contribution ?

Chroniques CD
20
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Et voici (fragilement) empaquetée la presque totalité des enregistrements studio

des magiciens anglais de JOY DIVISION entre 1977 et 1980, quatre-vingts titres dispatchés sur quatre CDs bien remplis. Transformant presque à eux seuls le punk / post-punk en spectacle tragique, annonçant avec cette new / cold-wave tout ce que les futurs gothiques essaieront tant bien que mal d'approcher en terme d'impact et d'instabilité émotionnelle sismique, rien n'est travesti au sein de la Division de la Joie, tout est vécu puis tué avec la même force, le film s'écrira au fur et à mesure, à coup d'oscillations morbides, sombres et froides, Ian Curtis, à la dernière station de sa propre passion, plongera le groupe dans le chaos pour le faire rentrer, certes tristement, dans la légende du rock.

Comment expliquer, décrire, la musique à la fois concise et aventureuse, les vocaux pleins d'un espoir désespéré tout mancunien et pourtant souvent entre Reed, Pop et Morrison, la courte mais vive lumière qui habite la plupart des compositions de cet âge d'or sans les avoir, à fort volume, sur la platine ? Les sensations uniques provoquées par JOY DIVISION sont complètement intraduisibles en mots et demandent leur découverte immédiate pour qui n'en a pas encore fait l'expérience.

On trouvera avec les CDs un long livret de la forme du coffret contenant plus de quarante pages de photos, de textes signés Paul Morley (biographe de JOY DIVISION et journaleux chez le NME des fabuleuses années 77-83), Jean-Pierre Turmel (Sordide Sentimental) et Jon Savage (qui est à la base de JOY DIVISION, a documentary), les paroles et une discographie - très - détaillée. Même si l'on ne manquera pas de conseiller l'achat des albums sous leur forme « normale », ce coffret est un excellent moyen de trimballer la majorité de l'histoire du groupe sur peu de CDs, par exemple dans le lecteur de la chignole s'il n'est pas encore pestiféré par un système USB, Une Sale Babiole. Le progrès oui, mais non.

Voir aussi : JOY DIVISION [Uk] An ideal for living 7'' (Culturesound Recs BOOTLEG) 1978 Réédition 2008 et JOY DIVISION - Lumières et ténèbres de Fabrice Ralon (Camion Blanc - 2005).

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