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Genre : vampirisme sans resucée

 

Scénar : 1442, « Vlad l'empaleur », terreur des champs de bataille, aspire à la paix mais la découverte du casque endommagé d'un éclaireur turc l'oblige à arpenter des paysages de sombres monts et de cavernes maudites, quelque chose les habite, quelqu'un qui semble détester la lumière, un vampire, tu as deviné. Brr. Et voilà que les Turcs déboulent à Pâques récupérer un tribut mais accusent à l'occasion Vlad d'avoir tué un détachement, celui passé par la montagne, et réclament du coup mille garçons, dont le propre fils du prince, Ingeras, pour fournir le précieux régiment des janissaires. « Bientôt le monde entier sera turc »... Mouais ça on verra : alors qu'Ingeras est sur le point d'être envoyé au sultan Mehmet II et accepte son sort pour avoir la fierté de son père, celui-ci trouve peut-être dans la caverne une solution à la guerre qui arrive: « le monde n'a pas toujours besoin d'un héros, il a parfois besoin d'un monstre »... Il faudra juste qu'il passe trois jours sans boire du sang pour redevenir mortel. Encore faut-il que la connerie humaine ne le pousse pas dans ses derniers retranchements...?

Voilà un titre intéressant... Dracula untold : mais que n'a-t-on pas déjà dit au sujet de D. ? Dracula est une inépuisable source d'inspiration pour le cinéma fantastique, son auteur Bram Stoker ne se doutait sûrement pas qu'un énième film sortirait chaque mois au sujet de son héros. De plus, les bouses vampiresques précédentes à la Twilight avaient sérieusement mis à mal l'édifice du dentier aiguisé au bénéfice d’un bien moisi romantisme de supermarché hard discount, de quoi souhaiter un câlin avec le soleil et tomber définitivement en poussière.

Mais on tient ici un chouette film qui revient finalement vers Coppola, avec une femme de D. très très belle, un héros crédible, de très bons acteurs (dont le fabuleux Charles Dance de Rien que pour vos yeux et Last action Hero entre autres), des décors et des costumes somptueux (qui rappelleraient presque à des moments le Petit Poucet de Dahan ou Les Rois maudits reliftés par Druillet ?). 

La nouvelle renaissance de Dracula promet du spectacle, les caméras virevoltent pendant de vives scènes de batailles boostées par des effets spéciaux au niveau du projet, l'armée des créatures de la nuit évoque même les gravures du Jugement dernier de Gustave Doré, une apocalypse ailée et crissante, soutenue par une musique sympa de Ramin Djawadi. Une bonne surprise, vivement la suite ! 

 

 © GEDΩ- 08/09 2014

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