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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Entamée en 1978 - année de naissance de votre non-serviteur pour carbonequatorzer la chose ! -

et publiée quasi-confidentiellement en cinq tomes photocopiés à une époque où la recherche indianajonesque (sans le net, aujourd'hui source en un clic de ce qui prenait des mois jadis !) était le lot des fanzineux irréductibles, voici la Bible enfin ressuscitée sous une forme absolument superbe !


De l’aveu même de l’auteur, bien sûr qu’il manque des trucs, qu’il y a des fautes (c'est la maquette originale, tapée à la machine à écrire, suis un peu !) mais c'est aussi l'occasion d’un grand plaisir de lecture et pas forcément un délire d'encyclopédie de relou qui nous les briserait rapido chez d’autres, ici, l’érudition est en couple avec l’humour, et l’auteur n’est pas là pour étaler sa culture mais bien pour inspirer le même amour qu’il ressent pour ces œuvres vilipendées, oubliées ou même ratées. « Que grâce à cette étude un seul de ces films soit repris en distribution ou programmé à la télévision et ce travail n'aura pas été vain ». Ouaip, des hommes comme ça existent encore.


Pour la petite histoire, Alain Petit rappelle que le western européen est né en France en 1908 ! Mais ce n'est cependant qu’en 1961 que Robert Hossein, avec un goût certain pour la violence, déboule enfin avec du sérieux après quelques parodies moisies. Puis Winnetou explose en Allemagne, les décors espagnols se montrent à la face du monde et puis…Sergio Leone ! Crac boum hue ! Après le carton public des films de celui-ci, le western européen usera toutes les ficelles scénaristiques pour rester à flot, malheureusement sans succès. En 1978 donc, après les dernières cartouches crédibles (Les Quatre de l'Apocalypse, Keoma, Mannaya, Selle d'argent), il est temps de dresser un bilan d’un style de tout temps fort décrié.


Un « genre parricide » d’après certains ? Bien sûr ! Et c'est tant mieux ! Adieu héros manichéen massacreur d'indiens et de bisons œuvrant pour la morale, ici le héros se révèle aussi vrai et cruel que la vie elle-même, il met même parfois un pied dans la contestation politique pendant les terribles années de plomb, dommage juste qu’il se soit souvent montré si macho. Les réalisateurs n’hésiteront pas à frayer sans vergogne avec le fantastique, l'érotisme ou la comédie potache, pour accoucher enfin d’un ultime avatar de la dégénérescence : la parodie, souvent sans cul ni tête.


Un travail de passionné pour les passionnés, doté d’illustrations géniales d’après de vrais photos, d’une filmographie-fleuve et d’une galerie de réalisateurs et d’acteurs impressionnantes ! Buy or fucking die !


On conseille pour finir (?) aux lecteurs de cliquer immédiatement sur le tag western européen qui permettra de découvrir l'amour immodéré de Nawakulture pour ce genre, hasta la proxima pistoleros !


330 pages illustrées en noir et blanc, 39 €
ISBN : 9782954843520

Lire aussi : Jess Franco ou les prospérités du bis de Alain Petit (Artus Films - 2015)

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