Tu payes ton coup ?

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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : la boîte d’œufs la plus terrifiante de l'histoire !

Scénar : le cargo spatial Nostromo se réveille soudain avec ses sept occupants en slibards-couches. Ah et pis y a le chat roux qui traîne aussi, ça doit être lui le fameux « huitième passager ». Mais, question, pourquoi le vaisseau s'est-il donc arrêté si loin de la destination Terre ? « Une émission sonore inconnue » a foutu le boxon et dévié la trajectoire. Les voilà donc qui se posent sur une planète, ils en profitent même pour bousiller le vaisseau au passage. Pendant la réparation qui s’impose, certains vont explorer le coin, s'approchent d'un étrange vaisseau et…

CRAC !!

entrent en contact avec une forme extraterrestre… Ah, euh  au fait, « le signal n'était pas un SOS, c'était une sorte d'avertissement »…

AAAAAAH, c’était ÇAAAAAA !!!

Mais putain t’étais vraiment obligé d'aller farfouiller dans ces œufs imbécile ? Et puis ne pas appliquer la quarantaine ensuite défrisait déjà la séduisante Ripley, alors si un autre, qui n'a sûrement pas vu la tronche du truc collé sur le casque de l'idiot du film, ouvre le sas, il faut le prévénir, c'est une

ERREUR FATAAAAALE !!!

Après des Duellistes très terre à terre 1, Ridley Scott fait place au froid silence de l'espace (mais aussi à des sons troublants, Jerry Golsmith est dans la place) et à un quasi-huis clos infernal, un space horrorpéra dont on ne se remet jamais vraiment ; avec en vedette une créature super horrifique à la croissance hyper rapide et qui en plus saigne de l'acide ultra corrosif, le streum de tous les superlatifs évolue de plus dans un décor mortel dans tous les sens du terme (Giger = Dieu). Le début est un peu lent mais d’un coup il y a moins de dialogues et beaucoup plus d'action, paye ton crescendo dans toute sa splendeur, option claustrophobie en sus.

Les humains ne sont pas moins affreux que la bestiole quand on y réfléchit un quart de seconde : même dans l'espace ils ne pensent qu'au pèze et à glander au boulot, balancent des trucs vulgaires ou machistes sans arrêt… Heureusement que Ripley est là pour sauver un peu le tableau : oui, on peut avoir des principes et arrêter trente secondes de ne penser qu’à sa gueule pour s’opposer à un injuste destin. Notez que si l’humanité compte énormément sur l’intelligence artificielle (qui arbore sur ses écrans des graphiques à la Unknown Pleasures), elle a tôt fait de sortir ses griffes et de raisonner en animal traqué en cas d'urgence. Et quand la curiosité malsaine du scientifique s'oppose à la méfiance du pragmatique, ça fait toujours des étincelles. Youpi.

Alien, qui rassemble une belle équipe de tueurs, est un indispensable qui va rapidement inspirer des tonnes de nouveaux films (tiens, si on citait Creepozoïds là ?) qui ne lui arriveront jamais à la cheville. « Sa perfection structurale n'a d'égal que son hostilité », ok ?

Bonus : bandes annonces (la B est un modèle du genre) et spots télé, scènes inédites, galerie photos / illustrations, bande son isolée etc.

1 voir Les Duellistes de Ridley Scott (avec Keith Carradine, Harvey Keitel...) 1977

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