Tu payes ton coup ?

Articles

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : noire Afrique pendant la seconde guerre

Scénar : au Kenya pendant la seconde guerre mondiale, l’officier Bill Crawford joue un peu au roi Salomon avec ses « sujets » mais un supérieur arrive et lui souffle le commandement de l'avant-poste de Manieka à cause de vue trop laxistes pour sa hiérarchie. Pensez donc, laisser un prisonnier italien faire la popote au lieu de le mettre aux fers, essayer de tisser des liens avec les natifs… Tout ça, le gratin de l'armée s'en contrefiche. Ce qui est au programme c'est de savoir si la tribu des Shenzis s’arme contre les Britanniques et surtout par quel biais. Des agents nazis bien sûr ! Mais quand la caravane de la belle amazone Zia passe par là, c'est le moment que choisit l’habari (une sorte de téléphone arabe africain) pour annoncer une mort parmi les hommes blancs. C'est Crawford qui est menacé mais il sait se défendre. Mais qu'en sera-t-il face à des milliers d'hommes armés s'ils se soulèvent ?
Un peu de mystère, un peu de romance, un peu d'action, un peu d'espionnage, un peu de morale cucul voire un poil de propagande aussi (n’oubliez pas de regarder la date de réalisation) et on obtient un très chouette film où resplendit une Gene Tierney sublime qui ne vient pas pour défiler mais bien pour mener une caravane entière de marchands dans un de ses tout premiers films. A ses délicieux côtés notons la présence de Bruce Cabot (King Kong, La Terreur des barbares, Les Comancheros, Hatari!, Les Diamants sont éternels…) et George Sanders (Rebecca, Correspondant 17, Ivanhoé, Les Contrebandiers de Moonfleet, Sumuru, la cité sans hommes) mais aussi le vétéran du muet Harry Carey.
Malgré le fait que le sujet africain se fasse assez rare dans le rayon du film de guerre et à part une théorie géopolitique intéressante (l’italien souligne rageusement que l'Afrique sert à faire circuler les forces armées ennemies le long des océans sans besoin d’aucune marine, en gros si on perd l'Afrique, c'est le début de la fin puisque que les Allemands tiennent déjà toutes les côtes depuis la Norvège) on est ici gratifié d’un certain classicisme : des personnages sinistres pendant que d'autres se révèlent héroïques, certains décors superbes comme les grottes ou cette église londonienne en ruines qui n'empêche pas la messe, une bande originale exotique à la Tarzan époque Weissmüller et des stock shots d’animaux de la brousse. Et une vision toujours vaguement coloniale des autochtones, cela va sans dire. En gros un bon exemple typique de la production de l'époque où il a été tourné, dirigé par un grand bonhomme déjà responsable d’une grande quantité de films depuis le début des années 30.
Bonus : diaporama, bandes-annonces de la collection.

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/classiques-americains/crepuscule-237

Les mots-clés :

×
Ne manquez plus une seule chronique !
Pas de harcèlement ici, c'est un mail chaque lundi avec la quinzaine de liens de la semaine précédente à découvrir, c'est pratique.
Sans oublier que des concours donneront lieu chaque semaine à gagner des bouquins et des invit', strictement réservés aux inscrits et pas aux autres, forcément.
Ged-set power !
×

Page Facebook Nawakulture

Ne partez pas sans avoir "aimé la page", retrouvez tous les articles, vidéos et reportages sur votre mur. Soutenez Nawakulture en vous abonnant à la page Facebook et en partageant les chroniques.