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Genre : noir c’est noir

Scénar : dans une embrouille compliquée où un faucon d’or serti de pierres précieuses datant de Charles Quint et considéré perdu depuis des siècles met la zizanie, le détective Sam Spade reçoit une femme dans son bureau à San Francisco, elle l’engage pour rechercher sa sœur qui se serait enfuie avec un type dans le dos de leurs parents. Le détective et son associé tendent donc un piège mais l'associé est assassiné lors d’un guet-apens. La police arrivée sur lieux voudrait savoir sur quoi il enquêtait et soupçonne Spade qui persiste à jouer cavalier seul. Et surtout parce que le fameux type que les privés devaient retrouver s’est aussi fait descendre le même soir. Drôle de pastis…

Troisième adaptation du roman de Dashiell Hammett au cinéma, cette fois par John Huston qui signe ici son premier film, Le Faucon maltais place tout en haut de l’affiche l’immense Humphrey Bogart dans ses grandes heures pour un classique ultime du polar où il interprète un type dur et pro à la fois qui garde ses sentiments bien enfouis, va vite en besogne et peut se révéler un tantinet sans scrupules quand c'est nécessaire, devenant instantanément un modèle pour des personnages du film noir américain qui, s’il ne naît pas forcément avec ce film, apparaît enfin au grand jour en tant que véritable style. L'inestimable Peter Lorre, toujours aussi inquiétant que drôle dans ses expressions faciales, fait aussi merveille, tout comme la majorité des seconds rôles en fait.

Dans un superbe noir et blanc hérité de l'expressionnisme (et qui en HD défonce tout) se démènent ou grouillent de jolies bandes de menteurs et de faux jetons, il est vrai qu’on ne trouvera pas vraiment de héros dans une intrigue complexe mais haletante où l’avidité est omniprésente, où la morale n’a que peu de place (le détective n’hésite pas à coucher avec la femme de son associé, les traquenards sont légion, la violence une solution…) et où prédominent surtout le sens de la formule et le regard du gars à qui on ne la fait pas. Don’t mess with noir.

La phrase du film : « À ce jeu, certains y ont perdu des dents. Sois poli. »

Bonus : bandes-annonces, « une soirée Warner au cinéma » (1941) : informations d'époque, l’horripilante comédie musicale The Gay parisian, deux dessins animés avec respectivement un lapin gris facétieux et un cochon bégayant en uniforme cette fois pour une louche de propagande américaine version humoristique), un documentaire (« Le Faucon maltais : un oiseau merveilleux, 31’ avec un paquet d'intervenants dont…Henry Rollins), un documentaire sur les bandes-annonces des films de Bogart qui en contient un paquet, de ses débuts jusqu'à Le Trésor de la Sierra Madre, un bêtisier de 1941 assez drôle, des essais de maquillage et tout un tas de trucs audio. Autant dire de quoi s'occuper pour un moment.

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