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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : le titre ne suffit-il pas pour l'étiquetage ?

Scénar : quand il va chercher de la came chez son dealer Mike, un jeune homme se fait dessouder par des mafieux qui mettraient bien la main sur son fournisseur. Pendant ce temps à des milliards de kilomètres de là, de jeunes gens au Paraguay cherchent un village nommé Manioca. On les prévient que c'est du genre dangereux mais une ethnographe de la bande est têtue, surtout parce qu’elle tient à prouver que le cannibalisme n'existe que dans le racisme des colons. Bien entendu, sur la route cahoteuse, la voiture tombe en rade, la randonnée mortelle commence… L’équipe ne tarde pas à tomber sur des cadavres frais empalés sur d'efficaces pièges autochtones, mais aussi sur deux types en fuite dont le fameux Mike, soi-disant poursuivis par des cannibales dans cette jungle un tantinet hostile…

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Lanceur de la mode cannibales italiens en 1972 1, Umberto Lenzi 2 vient le rappeler lors de l’explosion du genre en essayant de faire encore plus fort que le carton Cannibal holocaust 3, dommage qu'il ne se soit pas vraiment foulé le prépuce avec le scénario.

Cannibal ferox débute comme un polar, genre où Umberto Lenzi excellait jadis à jongler avec l'action puis, un peu comme le 4x4 des personnages, s’enlise. Car tout y est sans vraiment de folie autour : les stock shots d’animaux bien sûr (vivants ou presque morts : c’est parti pour un dépeçage de tortue et de crocodile, une panthère qui bouffe un singe, un iguane qui bouffe un serpent, pour la peine un anaconda défonce un joli petit mammifère au long pif…), la foire à la tripe (des indiens qui bouffent des vers énormes et vivants, des cadavres en putréfaction, des amputations, un arrachage d'œil, un piercing de tétons à l’ancienne suivi d’une splendide suspension, un découpage de bite, une attaque de piranhas, une salade crânienne cueillie en l'état,…), même Venantino Venantini est là dans le rôle d’un flic dont l’enquête entrecoupe assez étrangement l'épopée de la jungle.

On ne tient ici pas le meilleur des films de cannibales mais pas le plus mauvais non plus 4, Cannibal ferox a beau montrer une fois de plus que les « civilisés » sont de parfaits trous du cul sur un fond musical rappelant quelque peu GOBLIN, il souffre de longueurs tout de même parfois très agaçantes (comme l’horrible moment cucul où les femmes chantent dans leur prison !) malgré les scènes choc qui les interrompent furieusement, causes d’une interdiction de diffusion dans trente-et-un pays, tiendrait-on là un record ?

Bonus : bandes-annonces avec un avertissement sur la violence du truc, filmographies, crédits, fiche technique.

1 voir Cannibal ferox de Umberto Lenzi (avec Giovanni Lombardo Radice, Lorraine De Selle…) 1981.

2 dont nous sommes fans, clique donc là https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=Umberto%20Lenzi&searchphrase=exact.

3 voir Cannibal holocaust de Ruggero Deodato (avec Robert Kerman, Francesca Ciardi…) 1980.

4 pour ça, on a un faible pour Mondo cannibale de Jess Franco (Avec Al Cliver, Sabrina Siani…) 1980.

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