Tu payes ton coup ?

Articles

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : délire à la Alice au pays des Lapinours

Scénar : en attendant que la maman sorte de l’hôpital, un père et leurs deux filles viennent s'installer dans une vieille bicoque à la campagne et repèrent direct un arbre gigantesque, un camphrier qui domine la maison, mais aussi des « noiraudes », des petits êtres dont la légende dit qu’ils s’installent dans les maisons inhabitées. Death-y-dément, cette maison cache de petits secrets que les filles veulent à tout prix élucider, quitte à se faire de petites frayeurs. D'ailleurs le petit voisin les prévient que la maison est hantée… Mais au fait, tous ces glands qui traînent sur le sol, c'est louche, et cette créature à oreilles pointues qui peut soudain se rendre invisible…?! Et dire que les filles ne sont pas au bout de leurs surprises ! Car la petite sœur tombe sur l'énorme Totoro, un bâilleur extrêmement efficace auquel, quand elle le raconte ensuite, personne ne veut croire.

Dès le générique génial plein de petites créatures fantasques rythmé encore par une bande originale pleine d'émotions (Joe Hisaichi ouf of course) totalement adéquate pour la magie et le culte de la Nature toujours en avant chez Miyazaki, on rentre dans un univers différent des premières œuvres du Maître 1. Ici c’est la ruralité et ses légendes qui sont abordées, magnifiées par un dessin et des personnages complètement irrésistibles, incluant bien sûr une famille idyllique mais aussi un autobus très particulier qui ferait presque penser au chat au sourire légendaire du Disney de la grande époque.

Personne de normalement constitué ne devrait pouvoir résister à ce nouveau classique de la japanimation, réalisé en même temps qu’un autre magnifique film, Le Tombeau des lucioles, dont nous parlerons la prochaine fois. Avec ce mystérieux Totoro, auprès duquel le jardinage ne nécessite aucune patience puisqu'à lui seul il fait carrément pousser les arbres, Miyazaki démontre toujours plus fort son attachement à la nature, de façon ludique et pédagogique, sans être chiant. « Autrefois les hommes et les arbres étaient amis », voilà une preuve de plus que la tradition se perpétue chez quelques-uns.

Bonus : animations neutres (sans texte) des génériques, bande-annonce japonaise.

1 voir Panda petit panda de Hayao Miyazaki et Isao Takahata 1972-1973, Nausicaä de Hayao Miyazaki 1984 et Le Château dans le ciel de Hayao Miyazaki 1986.

Les mots-clés :

×
Ne manquez plus une seule chronique !
Pas de harcèlement ici, c'est un mail chaque lundi avec la quinzaine de liens de la semaine précédente à découvrir, c'est pratique.
Sans oublier que des concours donneront lieu chaque semaine à gagner des bouquins et des invit', strictement réservés aux inscrits et pas aux autres, forcément.
Ged-set power !
×

Page Facebook Nawakulture

Ne partez pas sans avoir "aimé la page", retrouvez tous les articles, vidéos et reportages sur votre mur. Soutenez Nawakulture en vous abonnant à la page Facebook et en partageant les chroniques.