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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western italien

Scénar : le sheriff Clayton n'a pas l'air très impressionné par les pistoleros qui arrêtent soudain sa diligence. Ceux-ci ont prévu une jolie mise en scène avec plein de types cachés dans le décor mais Clayton fait mine de ne pas avoir vus : il se dirige tout droit vers l'objet d'une prime sans vraiment faire attention aux fusils braqués contre Philip Vermeer, c'est le nom de la cible, qui se défend fort bien et fume ses ennemis tout en faisant preuve d'un sacré don d'acrobate. Ça ne le sauvera pas de Clayton qui le descend froidement. C’est en tout cas ce qu'il laisse croire à ses concurrents, sauf que le gamin se tire à cheval. En fait, il n’a pas vraiment le choix puisqu’il a été accusé du meurtre d’un des frères Saxon qui auraient eux tué son père après que celui-ci a trouvé une mine d'or dans les montagnes. Mais la population est révoltée par les exactions de ce clan, sera-ce une faille suffisante dans leur forteresse ?

Le Grand duel est le premier film de Giancarlo Santi et on ne s’étonne pas de le voir aborder le western après qu’il a bossé sur un paquet de classiques du genre comme Le Bon, la brute et le truand, La Mort était au rendez-vousIl était une fois dans l'Ouest et Il était une fois la révolution. Il réunit une équipe de professionnels et livre un très bon film. Ernesto Gastaldi se charge du scénario plutôt typé suspense, Luis Bacalov et Sergio Bardotti d’une musique à la frontière du mélancolique et du menaçant, particulièrement cette très belle partition de générique pas loin des maîtres Morricone et Bruno Nicolaï. Côté acteurs, personne ne sera surpris par un véritable festival de tronches légendaires.  

À commencer par l’excellent Lee Van Cleef pour qui le film semble avoir été fait sur-mesure et qui interprète un rôle dans la plus pure tradition de ses personnages habituels. La famille Saxon est quant à elle composée d'une galerie de sales gueules assez impressionnante, effrayante même avec ses visages blancs et ses regards de sadiques, jugez du peu : Marc Mazza (avec des cheveux !) toujours parfait pour les rôles de salopard un rien taré sur les bords, Horst Frank, lui aussi bien barré dans les faces sinistres aux yeux écarquillés (il joue ici deux rôles) et le moins connu mais pourtant marquant Klaus Grünberg, personnifiant une homosexualité caricaturale, voire pire. Jess Hahn interprète le Bud Spencer de service servi de plus par un doublage de Claude Bernard et le jeune et beau Alberto Dentice complète le casting dans le rôle de Philip Vermeer. Ah et l'affreux Salvatore Baccaro fait une apparition en barman !

Parfois pas loin de la parodie avec des situations loufoques comme la poursuite du bandit supposé par les chasseurs de primes et des gags parfois un peu bas du front, Le Grand duel est tout de même une belle œuvre mêlant chouettes numéros d'acteurs, aventures, violence (les petites scènes de massacre à la mitrailleuse font leur petit effet), humour et rebondissements (amenés par des flashbacks en noir et blanc), on recommande donc chaudement ce film. Et si quelqu’un n’est pas d’accord, il n’a qu’à se pointer avec un jeu de dames dont les pions sont des verres de whisky pour voir !!

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