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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western

Scénar : un cow-boy sort de nulle part et traverse une vallée. Joe Starrett le prend au début pour un envoyé de Ryker, un grand propriétaire qui veut récupérer « ses » soi-disant terres pour élever son bétail au grand air. Quand celui-ci arrive inopinément et menace Starrett, l'étranger, nommé Shane, s'interpose et prouve sa bonne foi. Et apporte son aide aux travaux du lieu. Quand son voisin épuisé capitule devant Ryker, le fermier appelle les autres à se réunir pour résister, et Shane prend bien sûr son parti. Au point que quand il se présente en ville comme un employé du fermier et qu’il est provoqué, il va montrer très rapidement de quel bois il se chauffe… Mais attention, en face non plus on ne plaisante pas.  

Un pur « lonesome cow-boy » nerveux de la gâchette pour d'obscures raisons qui trouve sur sa route le foyer classique du western : le père qui coupe du bois, la mère qui s'occupe de la maison en chantant, l'enfant qui est tout de suite fasciné par l'homme… On ne peut pas dire que George Stevens (réalisateur de Géant, Le Journal d'Anne Frank, La Plus grande histoire jamais contée…) a inventé grand chose, ceci dit il pond avec L’Homme des vallées perdues un fort chouette film et le casting tient carrément la route, jugez du peu : Alan Ladd bien sûr, Jean Arthur (Mr. Smith au sénat, La Scandaleuse de Berlin…), Van Heflin (L’Emprise du crime - premier film de Kirk Douglas - , 3h10 pour Yuma, Airport…), un tout jeune Jack Palance déjà formidablement sinistre avec sa face si géniale de croque-mort voire de vautour, ou encore la tronche connue d’Elisha Cook Jr. (vu dans Le Faucon maltais, Le Grand sommeil, L’Ultime razzia, Jicop le proscrit, Rosemary's baby, Pat Garrett et Billy le Kid et des tonnes de séries télévisés…) ! Et tous ces gens évoluent dans de superbes paysages parfois peuplés d’acteurs muets (ce cerf qui a la curieuse habitude de venir faire de petites visites à la ferme par exemple).

L’Homme des vallées perdues montre la fameuse charnière entre l'élevage au grand air et celui, parqué, des nouveaux cultivateurs qui réfléchissent autrement, ce très bon western met également à mal la théorie de la propriété privée (on peut positionner ce film dans le contexte de la guerre des clôtures abordée dans quelques autres films de l’époque), disserte un peu sur la question de l'interdiction des armes mais célèbre en même temps l'indépendance qui va souvent dans le sens inverse aux États-Unis. Autant donc débattre avec les poings, de bonnes scènes de bagarre émaillent d'ailleurs un film à la peinture plus réaliste que dans les westerns habituels et qui du coup fait plus violent. au passage, ce film ne marquera pas seulement le public lambda puisque Clint Eastwood reprendra à peu de choses près l'histoire de ce film pour réaliser le fabuleux Pale rider.

Le plan du film : celui, superbe, du cow-boy arrivant entre les bois du cerf.

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