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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western all’italiana

Scénar : deux types se vident des chargeurs entiers dessus sans arriver à se descendre avant qu’un mystérieux cowboy viennent les désarmer. C’est le shérif, qui préfère récupérer les bandits vivants contrairement au chasseur de primes furax de se voir couper l'herbe sous le pied. Le shérif est en fait un chasseur de primes ayant pris étoile pour son profit personnel. Il repart sur la route pour retrouver l'assassin de son père flanqué de son petit frère qui déclare vouloir l'accompagner. Là où ils vont, l'alcade, un bandit doublé d'un alcoolique, fait massacrer des gens en pleine rue. Et quand le nom de Cisco Delgado est prononcé (c’est le nom de l'assassin du père), tout le monde semble être à deux doigts de mourir de terreur… Leur cible est en fait l'homme le plus puissant du village mais une partie des habitants n'attend qu'une seule chose pour se révolter : l’arrivée de deux hommes providentiels.

Proposé ici en versions française ou italienne sous-titrée, Texas adios est le premier western du vétéran Ferdinando Baldi à l’époque plus connu pour ses péplums (David et Goliath, Les Horaces et les Curiaces, El Kebir, fils de Cléopâtre…) ou ses films d’aventures kitsch (Les Tartares, Les Révoltés de Tolède, Tarass Boulba…). En tête d’affiche de cette coproduction italo-espagnole, Franco Nero, qui après Django et Le Temps du massacre n'est pas encore tout à fait une star quand il enchaîne ce tournage et ce rôle d’un évidemment très bon bagarreur et super tireur. On est bien sûr encore allé chercher des acteurs avec des tranches extraordinaires pour lui faire face et on est encore ici très loin de la dégénérescence comique du western à l'italienne.

En effet, pendaison, marquage au fer rouge, fusillades, bagarres, tout y est pour montrer la cruauté des salopards qui règnent sur les pauvres : les avides propriétaires terriens sans scrupule ni pitié, vendant des femmes et des armes, des fumiers de la pire espèce, l’affrontemement avec l’équipe du bien occasionnera un quota de morts impressionnant d’autant qu’il règne sur Texas adios comme une certaine noirceur, en tout cas une mélancolie globale soulignée direct par un générique tristounet mais aussi par des personnages tourmentés et de tristes histoires de famille secrètes. Les amateurs noteront la présence d’Enzo Barboni en tant que directeur de la photographie (qui fait d’ailleurs du bon boulot) d’un très film définitivement très bon. Yeeehaaah !

Bonus : entretien avec Karim Bourouba (18’), galerie de photos, bandes-annonces de la collection.

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