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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Connard jette ses canettes à la flotte, le poisson se venge et le grignote

Scénar : un hélico repère une épave, du bateau éventré flotte un cadavre à qui un bras et les jambes ont été ponctionnés à l'ancienne, un autre bateau manque de chavirer, des dauphins flippent dans leur aquarium, des appareils scientifiques s’affolent, des pêcheurs sont dévorés, un monstre, un requin préhistorique peut-être, est en goguette… Tout ça cache des agissements qu'une femme veut dénoncer, mais elle finit assassinée. Plusieurs personnes se mettent en chasse pour diverses raisons car, bien heavy-demment, certains veulent détruire la chose, les autres l'étudier. Ils finissent par la repérer sur un radar, en particulier à cause de sa « voix », et décident de la guider vers un piège presque machiavélique. Ah, death-y-dément, la science accouche de vrais miracles technologiques, témoin ce mirifique « compiouteur » !

Lamberto Bava, après une petite série de films vraiment chouettes 1, n’est pas vraiment le digne fils de son père Mario avec la coproduction franco-italienne Shark - Le Monstre de l'apocalypse (titre DVD du film connu sous les noms de Shark: Rosso nell'oceano ou encore Apocalypse dans l'océan rouge). On avait pourtant réuni pour icelui une équipe très solide. Sur un scénario magouillé par entre autres Luigi Cozzi, Dardano Sacchetti et Sergio Martino (tout de même !), ce sont plein d'acteurs souvent vus dans des bis italiens (Gianni Garko, toujours bon tireur, en flic, William Berger, qui paraît ici hyper vieux ou les « étoiles » filantes Valentine Monnier et Michael Sopkiw) et d’autres pas du tout (l'adjoint gigantescophile de Gianni Garko, armoire à glace de compétition avec une tête bien trop petite sur un corps transformé en montagne après des siècles de musculation mais aussi des tromblons pas possibles qu'on rêve TOUS de voir dévorés par un squale géant, même en carton-pâte) que l’on précipite avec perfidie dans un micmac figurant un peu de nudité, un peu de bagarre et quelques images cracra. Et même une musique qui sonne parfois assez GOBLIN.

Et pourtant… L’ensemble s’avère rapidement très plat et le temps est long quand on s'ennuie… Heureusement les attaques font rire (même si les scènes de rencontre entre victimes et bestiole sont inexistantes ou presque), d’autant que la bête pousse des cris d'ours et a une gueule pas possible avec son corps entre pieuvre et requin. Les morsures grotesques et la décapitation sont le clou d’un spectacle faiblard mais drôle. Pour le reste, rien qui ne change vraiment des bis de qualité moindre : histoire cousue de fil blanc quand on a vu les ultérieures boucheries maritimes 2, doublage typiquement très moyen, stock shots à la pelle, monstre tout pourri et on ajoute, telle la cerise sur le ça-très-bon-ça-kloug, une bande sonore pas top qui grésille à loisir. Et puis diantre, tout ça manque gravement de bidoche et d’action ! On notera également une des morts les plus pourries de l'histoire du cinéma.

Bonus : micro documentaire made in ÉcranBis

1 à propos du sympathique Lamberto, clique sur https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=lamberto%20bava&ordering=newest&searchphrase=exact&limit=20.

2 conseil au passage : il faut absolument que tu cliques sur le tag requin pour te fendre la poire tout en apprenant, peut-être, des trucs.

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