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Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

[Publié à l’origine dans C Le Mag N°167 director's cut]

Une préface spécifique à cette édition française (c'est la quatrième, corrigée et augmentée d'un bouquin qui « ne se veut ni exhaustif ni définitif »). remet les pendules à l'heure : pas si artisanal ni rémunérateur que ça comparé à d'autres, le cinéma de Bava n'aura jamais l'importance que d'aucuns lui confèrent aujourd'hui. Et pour preuve que Bava lui-même avait des doutes sur son ampleur, des citations souvent cinglantes et auto-denigrantes ouvrent le livre.

Je suis bien conscient de n'avoir tourné que des conneries, et des grosses ! Je suis un artisan. Un artisan au sens romantique du terme, comme il n'en existe plus. Je fais du cinéma comme on fabrique une chaise.

Ceci dit, on aborde ici le cas d'un bonhomme qui, si on a bâti autour une mythologie  invraisemblable, est un type immensément attachant. « J’ai grandi langé dans la pellicule » raconte l’homme qui suit son père vétéran du cinéma depuis le tout début du XXème siècle et gravit, sans frayer avec les grands du milieu, les échelons jusqu’au poste convoité de directeur de la photographie où il excelle déjà à la fin de la seconde guerre mondiale (il travaillera à la LUCE sous Mussolini).

Tout change cependant quand après plusieurs projets où il n’est pas crédité, Bava réalise, dans le sillage du Dracula de la Hammer, le référentiel Masque du démon. Celui sera suivi par de nombreuses collaborations / co-réalisations sur lesquelles l’auteur met les points sur les I tant les spéculations vont toujours bon train, il détaille aussi bien sûr les films signés du seul Bava au sommet desquels trônent de purs joyaux tels que La Fille qui en savait trop, Six femmes pour l'assassin ou La Planète des vampires.

Une très bonne biographie critique, prolongée par une filmographie détaillée et des annexes enthousiasmantes, du réalisateur qui détient pour l'éternité la paternité de l'horreur gothique à l'italienne et du giallo, même s'il abordera tous les genres. [D'ailleurs, si tu veux en savoir plus sur il maestro, clique donc sur https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=Mario%20Bava&searchphrase=exact]       

314 pages illustrées avec photos en noir et blanc, 21 €
ISBN : 9782917819432

Infos / commandes : http://latourverte.com/muse_celluloid.html

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