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Genre : squale d’origines multiples

Scénar : des plongeurs veulent récupérer sur une épave engloutie du matériel de la marine américaine et le revendre dans le but de s'enrichir. À la place, ils sont attaqués par un requin féroce qui tente de les emmurer, voire de les écraser sous les rochers qu’il boxe de son pif ! Pauvre Paco et José ! Sans parler de leur bateau qui est ensuite envoyé par le fond avec son capitaine un brin porté sur les chips et le rhum. Quand les plongeurs sont retrouvés déchiquetés, Billy, un spécialiste opportunément de passage, suggère en effet l’œuvre d'un squale… Ajoutez à cela dans la même région un parc à dauphins menacé par un avis d'expulsion fomenté par la mafia et une prestigieuse régate prévue que personne ou presque n’envisage d’annuler because les retombées économiques… Tiens, si on mettait des filets tout bêtes pour protéger le tout tranquillou ?

Depuis le Deep blood de Joe D'Amato, plus beaucoup de requins à l'écran alors autant taper fort : vingt ans pile après la sortie des Dents de la mer, le toujours sympathique Bruno Mattei nous sort une « pépite » dont lui seul a le secret : si le scénario est parfois (très) léger mais, surprise, pas totalement moisi, le réalisateur troue assez pratique de piocher dans d’autres films du genre pour composer son puzzle : il n’hésite ni à taper chez les confrères italiens (La Mort au large, Deep blood), ni dans la franchise qu’il tente maladroitement de pirater en catimini (Jaws) mais là où il fait très, très fort, c’est quand on entend effaré, entre deux morceaux d’affreuse musique synthétique typique ou de hard rock balnéaire à la VAN HALEN, un généreux emprunt pas discret du tout à la musique de Star Wars !!! Ce type ne recule devant rien !

L’ensemble est néanmoins sympa (un comble hein ?) mais cumule aussi un paquet de casseroles : pléiade d’acteurs mirifiques dans le rayon navrant faisant sonner la romance cucul ou n’importe quel gag totalement foireux, images généreusement floues quand il s’agit d'éviter d'avoir à trop détailler les attaques, deux familles rivales dignes de Roméo et Juliette (ouais, bon, disons plus Don Camillo…) et une enfant blessée pour la caution dramatique à dix lires. Sauf qu’un sosie improbable du chauvelu Hulk Hogan, quelques petites images gore, des doublages effectués par de grandes voix et des scènes géniales (la fabuleuse attaque du ponton, la scène comique de l'explosion…), tout ça efface largement la quantité non négligeable de reproches à faire à Cruel jaws, petit classique de l’art sans gêne représentatif d’une époque splendide.

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