Tu payes ton coup ?

Articles

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : huis-clos-strophobe

Scénar : pour le compte de mystérieux patrons, sept mercenaires se rendent en Europe de l'Est en qualité d'escorte d'un « ingénieur » à la recherche d'une étrange machine : « le Saint Graal des physiciens ». La troupe arrive sur le site d'un bunker qui semble bizarrement être encore en état de guerre, il n’est pourtant que sensé renfermer des minéraux mais en fait se révèle être un ancien laboratoire nazi de création de surhomme : original, non ? Beaucoup ne « sentent » pas le coup, et pour cause : ils sont attaqués mais ne savent pas par qui, sont-ce des fantômes ou des hallucinations qui tracassent nos soldats ?

 

Premier film du réalisateur britannique Steve Barker après quelques menus travaux pour la télévision, Outpost est une jolie petite surprise quand le cocktail zombie nazi devient soudain un genre à la mode 1. Situé au cœur d’un genre de Yougoslavie,  il met en scène des soldats de fortunes ayant des doutes légitimes sur leurs commanditaires un rien chelous. En effet la science sans conscience a encore frappé, l’évocation du nazisme ésotérique et de la pseudo-science qui va avec est de sortie, on sent les choses arriver de loin sans pour autant manquer de surprendre : des ennemis fabuleusement sinistres et pratiquement sans visage, c'est la classe, la peur est savamment entretenue et l’utilisation intéressante de la musique (la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, Le Hollandais volant de Richard Wagner comme par hasard !) n’y est pas pour rien.

Les acteurs à sale gueule sont convaincants, on est même bien content de retomber sur le big one Ray Stevenson, très apprécié dans la série Rome par noszigues (et plus tard dans la franchise Marvel Thor). La première moitié du film vise plutôt l’angoisse, la deuxième plutôt l’action, on a droit à des états d’âme de soldats (si, si, ça existe), de fausses archives bien foutues et même un peu d'humour, c’est pas formidable, ça !? Franchement pas le film à vocation historique, Outpost est tout de même un bon petit moment de cinoche sans prétention, les fans d’horreur, d’action bourrine et de fantastique devraient se laisser aller à se passer ce film, on se marre bien, et même plus !

Bonus : scènes alternatives (13’), bande-annonce, coulisses du tournage (7’), interviews (33’).

1 initié par Revenge of the Zombies (1943) et The Frozen dead (1966), ce sous-sous-courant est surtout né avec Commando des morts vivants de Ken Wiederhorn, puis réanimé avec les rigolos Le Lac des morts vivants de Jean Rollin et L'Abîme des morts vivants de Jess Franco, il ressuscite avec ce film ou encore Dead snow de Tommy Wirkola. Et le délire continue de plus belle.

Les mots-clés :

×
Ne manquez plus une seule chronique !
Pas de harcèlement ici, c'est un mail chaque lundi avec la quinzaine de liens de la semaine précédente à découvrir, c'est pratique.
Sans oublier que des concours donneront lieu chaque semaine à gagner des bouquins et des invit', strictement réservés aux inscrits et pas aux autres, forcément.
Ged-set power !
×

Page Facebook Nawakulture

Ne partez pas sans avoir "aimé la page", retrouvez tous les articles, vidéos et reportages sur votre mur. Soutenez Nawakulture en vous abonnant à la page Facebook et en partageant les chroniques.