Chroniques cinema
13
Juil
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

[Publié à l’origine dans La Pieuvre du Midi N°62 - writer’s cut]

Rodin : une biographie exigeante pour le public remuant

Genre : biographie

Scénar : avec 1880 arrive enfin la première commande de l’État pour le fougueux Rodin qui a déjà quarante ans. Le sculpteur extrêmement intransigeant tolère à ses côtés son élève et maîtresse Camille Claudel qui se propose d'être une présence à ses côtés et dont il est fou amoureux. Mais d’un autre côté il ne peut se résoudre à rompre complètement avec Rose, mère d’un enfant illégitime. « Toujours cette noirceur pour saloper notre histoire » dit-il quand Camille exige de pouvoir s’accomplir, de s’affranchir, et qu’il clarifie sa position dans leur histoire, qu’il s’engage. Peine perdue, l’Art sera plus fort que tout…

Notons déjà d’emblée que le film de Jacques Doillon est présenté dans une version sous-titrée parce qu'il semblerait que le sieur Lindon était à peine intelligible pour une partie du public… Pardon mais on se demande pourquoi, il fut un temps où l’on s’attachait à plonger dans un film sans pour autant se voir prêter des béquilles, m’enfin…

Cent ans pile après sa mort, on remet Auguste Rodin au goût du jour par le biais de cette biographie à la photo superbe (on soupçonne une utilisation de la lumière naturelle), reste que le rythme s’avère fort lent et risque de déplaire à ceux qui s'ennuient vite mais donne un aperçu réaliste de l'immense travail de création, de l’observation à l’assemblage, qui ne pouvait tout de même pas être filmé comme un cartoon. Les seuls soubresauts viennent d’un amour fou qui se délite quand ELLE demande une exclusivité à LUI qui se refuse à l’accorder, pauvre Camille

Vincent Lindon (très barbu pour parler en dedans et embêter les sourdingues) est toujours habité dans ce rôle vif et profondément torturé, et Izïa en Camille est décidément fort douée et d'une beauté ensorcelante sans artifice, on n’est pas super objectif mais on aime bien voir de « nouvelles » tronches s’essayer au cinoche. On croise aussi dans le film des personnalités cruciales (Victor Hugo - « le géant du siècle » -, Monet, Cézanne, Mirbeau, Rilke…) d’un XIXème siècle éternellement inspirant.

Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=6fzo3RA4nUM

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