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Chroniques DVD
08
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: guerre

Scénar: un Junkers JU-52 splendide survole les montagnes enneigées, c'est beau. Mais achtung, il n'est pas là pour faire visiter l'Autriche à des touristes fortunés mais pour parachuter un commando anglais chargé de récupérer à l'arrache un général américain enfermé dans les geôles allemandes. Sauf que, forcément, des traîtres se cachent dans l'équipe, mais va savoir lesquels ?! Suspense !   

La musique sombre et angoissante est bien choisie pour ce scénar très espionnage (Genre Opération Crossbow etc.) avec de multiples rebondissements et des facettes de personnages bien exploitées. Les acteurs cabotinent gentiment, Burton se la pète à mort et Clint (Qui sort du moyen Un sherif à New York de Siegel) évidemment assure en homme froid, calculateur et efficace, toujours pratiquement le même rôle en fait non ? Sauf qu'il semblerait que l'acteur principal soit bel et bien un superbe château, le Hohenwerfen, pas loin d'un Berchtesgaden de triste mémoire et absolument magnifique.

Même si on passe un bon moment, on n'échappe pas à de multiples scènes douteuses : des soldats invincibles aux chargeurs infinis, les héros qui se parlent en anglais au milieu des allemands, les ordres tordus de Burton à son équipe (A une Heidi double: "Demain tu vas te présenter comme femme de chambre" étant sûrement le plus beau), les bruits de mitraillettes qui n'alertent personne, les explosions en chaîne et le passage en moto au milieu des teutons médusés sans parler de la scandaleuse utilisation de T6 américains en lieu et place d'appareils allemands... Aaaargh !!! Was für ein Fehler !! On est même dans l'absurde anachronisme en ce qui concerne la technologie allemande : ils ont même un hélicoptère !!

Malgré ces failles manifestes ce film reste un bon moment de cinoche vintage et bourrin qui se veut subtil dans la lignées des Douze salopardsLes Canons de Navarone et Les Héros de Telemark mais avec un scénario exagérément compliqué, ce qui du coup rend la fin même spectaculaire un peu longue. 

A noter le titre en anglais Where eagles dare qui inspirera à IRON MAIDEN quinze ans plus tard sur l'album Piece of mind une croustillante pièce de heavy metal inoxydable.

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