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Chroniques DVD
11
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: cauchemar dans plusieurs sens du terme

Scénar: Invitée par sa famille pour l'ouverture du testament de son père dans un château où visiblement personne ne vit, Christina se retrouve au contact d'une bande décadente et la chaleur horrible qui règne la contraint à dormir à poils plus souvent qu'à son tour… On l'avertit pourtant: "vous voyez bien qu'ici tout est mort"… Mais non, Mademoiselle n'atterrit pas… 

Basé sur un poème méconnu de Gustavo Adolfo Becquer (on en reparle ici bientôt), ce film tourné au Portugal offre un énième rôle étrange à Howard Vernon qui visiblement ne sait pas (non plus) faire semblant de jouer du piano. L'héroïne, qui raconte en voix off une partie de l'intrigue, est cro mignonne, souvent à poils ou en option culotte transparente, on reconnaît bien là les travers de Tonton Franco qui ne recule devant rien pour aguicher l'oeil. Les décors et paysages, très beaux, sont ainsi grandement agrémentés par les bains dénudés de Christina

Rien de nouveau du côté du doublage totalement moisi comme à l'accoutumée, en particulier pour les femmes vocalement transformées en nunuches totales. Mais tout ceci est adéquat pour des dialogues parfois du même acabit. Une incroyable galerie de tronches de cake et de naïades à admirer. La musique quant à elle est signée Bruno Nicolai (Le Caligula de Tinto Brass, c'est lui aussi comme pour un zillion de westerns italiens) et relie dans un coup de folie musique psychédélique, pouêt-pouêt forain, bossa nova et jazz angoissant. 

Délire à la Shining - la vivante côtoie des esprits -, Une vierge… souffre d'un montage destroy dur à suivre et baigne dans une ambiance décadente, les personnages le chantent eux-mêmes d'ailleurs: "sic transit gloria mundi"… La chair met clairement les spectres en appétit et provoquent un humour souvent très spécial. Il est clair que le niveau des Orlof est loin même si la musique schizo et les dingos locaux font leur petit effet. Le malsain prend le pas sur l'horreur qui ne décolle jamais vraiment, le sensé être sexy est juste craspec, du bis éclôt le Z au fur et à mesure… Etonnant d'ailleurs quand on voit l'attachement de Franco à ce film, pas grand chose de sauvable à part l'ambiance glauquissime et quelques passages où musique et image se joignent pour émouvoir (sans rire !). 

La phrase du film, qui à n'en pas douter inspira Le Grand Détournement pour les connaisseurs: "Tes injures de crevée roulent sur le manteau sépulcral de mon indifférence" ! On ose aussi une scène drôlatique lors de la lecture du testament par un notaire flemmard qui meumeume une grande partie des alinéas et provoque les ronflements d'une partie de l'auditoire.  

Bonus: vingt-trois minutes avec Jess Franco qui évoque le choix (merdique, même à son propre avis) du titre français enfin UN des titres, les autres étant La Nuit des étoiles filantesChristina princesse de l'érotisme, etc.) ainsi que la "destruction" du film après un montage très éloigné de ce qu'il voulait à l'origine. Il évoque également son interminable (et parfois houleuse) collaboration avec Eurociné, sa vision de l'érotisme... On aurait pu avoir un mot sur l'affiche totalement mensongère de par son graphisme, mais non. Dommage. 

© GED Ω - 15/04 2013

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