Une petite contribution ?

Chroniques DVD
12
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

[Ou Exorcisme tout court, ou L’Eventreur de Notre Dame et on suppose plein d’autres, on penche ici pour Le Corps et le fouet 2.0 ou Tous les chemins mènent à Romay…]

Genre : L’Exorciste selon Jesus (Et en mieux en plus ! Nan, c’est pour rire).

Scénar : un curé fanatique givré, spécialiste des récits chelous, entreprend d’exorciser la perversion ici-bas à la moyenâgeuse, à commencer par le lieu de partouzes de notables avec touche SM en toc. Heureusement, un flic super (pas) crédible, astucieusement muni d'une loupe, veille...

Un bon gros nanar aussi érotique qu’une boite de salsifis bien que l’œil avide puisse lorgner impunément sur de la fesse, des entrecuisses façon Forêt Noire et une impudeur générale qui confine parfois à la bêtise, voire à l'extrême vulgarité, surtout quand les filles ont des tronches de cake. Et tout ceci évolue de plus dans des décors supra kitch, heureusement la petite balade dans Paris sauve parfois les meubles au milieu de ce gloubiboulga de perruques grotesques, d’effets spéciaux à l'arrache (parfois bien gore), de cette étrange musique (où est le jazz cette fois Jess ?) ou ces mimiques généralement bien moisies.

Le scénario est forcément invraisemblable, des dialogues souvent pas top avec rires pourris inside, et l’ami Jess, de qui on ne peut pas vraiment dire qu'il soit un acteur génial (oh cet accent !) malgré une putain de tronche de psychopathe, se sert de sa femme comme d’un accessoire, vas-y donc que les lanières de cuir sont de sortie, la pauvre Lina va encore morfler, prendra des beignes et se fera traîner à poils partout alors que cette (vraie) belle fille aurait simplement dû fuir ne serait-ce qu'à cause de la coiffure de son mari. Comment fit-elle donc pour survivre à cette formidable « ronde de l'amour » super longuette ?

Bonus : bande annonce et interview (39’) de Jess Franco comme dans les rééditions Mad Movies, le réalisateur revient ici sur ses relations avec l'église catholique espagnole et sort une phrase dont il a le secret : « je suis tellement anarchiste que je me fous d'être anarchiste ».

 

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