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Chroniques DVD
14
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : rape & revenge

Scénar : le soir de ses 17 ans, Mari sort voir le film Les Buveurs de sang avec sa copine Phyllis. Un trio de psychopathes fugitifs condamnés pour meurtres, « la crème de la jeunesse américaine » menée par Krug, une sorte de gourou démoniaque, rôde dans la nature. Les deux filles gentiment délurées cherchent à fumer, elles s'adressent au fils de Krug : erreur. Les parents inquiets de ne pas voir revenir Mari s'adressent aux flics qui prennent certes l'info, mais surtout du gâteau. Ces incapables doublés de branleurs ne savent même pas gérer le réservoir d'essence, ça promet pour la suite. Pendant ce temps, Krug oblige ses otages à s'humilier puis déboule sans le savoir chez les parents de Mari qui se révèlent accueillants tant qu'ils ne savent pas la vérité sur leurs hôtes. Une autre paire de manches que la suite !

« Nous voulions un film similaire aux documentaires américains sur le Vietnam : flou et granuleux » et Wes Craven, pour son étonnant premier film, a atteint son objectif, et il a de plus trouvé pour les « méchants » des acteurs hyper expressifs aux sales gueules adéquates et pour leur complice une actrice douée pour les grimaces. Le film est par ailleurs doté d’une bande originale qui passe du plutôt joyeux pour le sujet à une chouette « musique » d'ambiance fort efficace.

Interdit partout ou presque pendant des siècles pour une mise en scène crue de l’ultraviolence à la Orange mécanique version USA, de la poursuite en forêt qui rappellerait presque Délivrance et des voyous impitoyables et jaloux des « bourgeois » sans vraiment savoir ce que le mot veut dire, La Dernière maison sur la gauche est extrême pour l'époque de sa sortie, les images explicites, avec une pointe de gore pour épicer (tiens tiens, une tronçonneuse…), font leur effet mais on trouve aussi dans la tambouille de l'humour dans le - très - glauque surtout grâce aux flics nullissimes sûrement placés là pour ça. Un classique, injustement méconnu.

Bonus : (sur le deuxième DVD) un montage alternatif (Krug & company) avec l'accent mis sur la pertinence de la musique et les enchaînements énergiques, un doc (Le Crime qui a changé le cinéma, 39’), Krug fait plier l'Angleterre (23’) qui contient le concert de David Hess et les images de la première projection en Angleterre en 2002 soit 30 ans après la sortie du film, Composition pour un meurtre (10’) avec David Hess qui raconte sa carrière de musicien (il a même écrit pour Elvis !), quelques prises alternatives (25’) et le court-métrage de Wes Craven Tales that will tear your heart out (11’)

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