Chroniques DVD
13
Déc
2015

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : un slasher sachant s’lâcher / crêpe & revenge

Scénar : une sublime DJ et ses copines, toutes des meufs vénères en manque de beuh, sont suivies de près par une inquiétante voiture noire au grondement qui rappelle celui d’une certaine Christine. Et c’est pas en prenant une murge à la Chartreuse qu’on va rester concentrées les filles, matez-moi donc ce « Stuntman Mike », le mangeur le plus bruyanto-crade de l’univers et philosophe de comptoir patenté ! Croyez-vous qu’il mérite une quelconque lap-dance ?! Ok, « un bar peut offrir un tas d’autres choses que de l’alcool », par exemple un antique juke-box plein de vinyles, gare toutefois à quel siège on choisira pour voyager au retour, vous avez été prévenues !

De gros moteurs qui vrombissent et des pieds aux ongles vernis qui dépassent de la fenêtre de la portière, Quointine n’a pas changé, ces premières secondes du film l’annoncent tranquillement. Pour le reste, tentons une addition : Kurt Russell + une brochette de bombes atomiques + une bande originale groovyntage à souhait + une beauté visuelle à tous les étages + des dialogues toujours fouillés et tordus = vroum vers le succès ! Filmé avec de vieilles pellicules, Boulevard de la Mort développe au fur et à mesure une ambiance thriller / slasher et malgré quelques invraisemblances (l’immense culture musicale de gens aussi jeunes, le vocabulaire châtié de demi-épaves etc.) fait son effet avec une série de chics chocs choquants, des ralentis franchement brutaux et sans numérique pour nous pourrir la vie. Tarantino fait ingénieusement durer les scènes pour taper plus fort dans l’œil ensuite avec des poursuites franchement réussies (on pense même parfois au mythique Duel de Steven Spielberg !).

On retrouve aussi aux côtés du fabuleux Kurt Russell (New York 1997 et The Thing de John Carpenter !) les flics - cette fois-ci fort clairvoyants - de Kill Bill (Michael et James Parks), Rose McGowan (Scream, Machete mais aussi au départ dans l’autre film Grindhouse : Planète terreur), la cascadeuse Zoë Bell (dont on se dit qu’elle ne doit pas avoir d’autre nom que « calme-toi ! ») et évidemment Tarantino lui-même ! Terrible casting aussi du côté des bagnoles, Chevrolet, Dodge ou Ford, tout le monde là-dedans possède une caisse Seventies mortelle, on souligne que la ceinture de sécurité a du bon avec de tels sauvages dont on n’exclue nullement les filles ! Voilà au final un film vraiment plaisant car différent des précédents Tarantino, à regarder avant ou après son frère siamois Planète terreur signé Robert Rodriguez et sorti en même temps.

Bonus : plein de petits reportages et interviews autour des actrices, acteurs, voitures et cascades au cours desquels on peut noter - une fois de plus - les grandes connaissances et le travail de forçat du réalisateur. On trouvera aussi un juke-box ainsi qu’un petit livret contenant des notes de production.

https://www.youtube.com/watch?v=h2EpnltzCag

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