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Chroniques DVD
16
Mar
2016

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : 007 et XXX sont dans un bateau…

Scénar : cette fois, ce sont deux sous-marins nucléaires qui disparaissent de chaque côté du Rideau de fer, chaque bloc envoie son meilleur agent : Bond pour l’Occident vs une déesse russe, l'agent XXX Anya Amasova dont 007 a descendu le mec en mission juste avant, y a de la vengeance dans l’air même si les ennemis sont obligés de coopérer et ne se lâchent pas d’une semelle. Derrière l’affaire, le sinistre Stromberg tire les ficelles et envoie, toujours au bon moment, ses sbires effacer les traces au sujet de sa recherche d’un système révolutionnaire de détection de sous-marins et l’instauration d’une société subaquatique. Bloub !

Lewis Gilbert rempile après une première expérience bondienne (voir On ne vit que deux fois de Lewis Gilbert (avec Sean Connery, Donald Pleasence...) 1967) et oppose cette fois au cabotin Roger Moore pour son troisième 007 le vieillissant Curd Jürgens plutôt bon dans le rôle d’un méchant impitoyable genre capitaine Némo avec son bassin de requins, sa base sous-marine top classe et son acolyte Requin, un streum de 2,18 m doté de machoires en metal dont ce ne sera pas la dernière apparition dans la saga. Première apparition aussi pour le fameux général Gogol (Walter Gottel qui passe des rôles d'officiers allemands, comme dans Les Canons de Navarone ou Ces Garçons qui venaient du Brésil à un soviétique pur sucre). N’oublions pas d’innombrables femmes plus sexy les unes que les autres sur lesquelles règnent la fantastique Barbara Bach (L'Ouragan vient de Navarone, Le Continent des hommes-poissons, Le Grand Alligator…).

Des décors grandioses d’Égypte (Bond sur un chameau, les bureaux de M au cœur Abou Simbel, et une scène à la Mort sur le Nil au même endroit…) à la sublime Sardaigne en passant par l’Autriche, L’Espion qui m’aimait nous balade dans l’univers désormais plutôt pépère de James Bond : un peu de cruauté visuelle, un peu de comédie pourrie, de la séduction blablabla saupoudrée de machisme pur, des gadgets ridicules (bien que pourvue des plus incroyables innovations techniques digne du sous-marin de Rastapopoulos, la Lotus de Bond est une véritable horreur).

Pas très passionnant (la dernière demi-heure est même soporifique) puisque les Bond se suivent et se ressemblent beaucoup depuis quelques épisodes, heureusement que celui-ci voit Bond le macho intégral souvent mouché par une soviétique sublime et pleine d’esprit et qu’un second rôle peut devenir instantanément culte comme celui de Requin : pas fute-fute mais super fort (il épluche même les bagnoles !), il gratifie ses malheureses viticmes de morsures qui évoqueraient quasiment Dracula joué par la créature de Frankenstein. Dernier détail coolos : la base de Stromberg qui a une très chouette gueule et on a même une certaine tendresse pour les uniformes kitsch (un peu comme chez Margheriti dix-quinze ans avant mais en moins drôle).

https://www.youtube.com/watch?v=OfJ1YL8VPwk

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