Chroniques DVD
24
Avr
2016

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie dramatique (hot ?)

Scénar : Mathias, ancien ingénieur en électronique, mène une vie en marge, récupérant des matériaux en faisant des échanges avec des gogos, vivant au milieu de ses animaux à la grande irritation de ses voisins qui subissent son style de vie farfelu et bruyant, mais aussi des huissiers qui tentent vainement d’imposer un avis d’expulsion des propriétaires. Et voilà que déboule son fils de vingt-trois ans (lui en a à peine quarante !) qu’il n’a pas vu depuis des lustres, et il est en plus accompagné de sa très charmante petite copine qui, délaissée, ne tarde pas à s’intéresser de fort près à son charmant beau-père…  

Inspiré par sa propre histoire car il a lui-même eu un fils à l’âge de quatorze ans (!), ce film de Jean-Pierre Mocky nous livre la vision de la liberté par un anar 1, certes finalement « pourrie » par des principes, qui a beaucoup fait parler. D’abord à cause d'une ligne de conduite qui évite les sentiers sans cesse rebattus, l'hypocrisie et l’humour convenu, mais surtout parce les scènes d’amour ne sont pas feintes, en tout cas une partie fugitive d’entre elles qui fera bien entendu interdire le film aux moins de dix-huit ans, il n’est d’ailleurs jamais passé à la télé ensuite alors que l'étranger, l’Italie par exemple, lui fera bon accueil, même critique.

Le portrait d’un original dans ce qu'il de plus bohème (sa baraque est dingue, ce bric-à-brac exceptionnel, Michel Lacaille est presque battu !), qui « traverse la vie dans un lit à baldaquin tiré par ses chiens » jusqu’au moment où la relation père / fils devient conflit de générations, le dernier semblant souvent plus vieux que le premier, surtout dans la tête… Et même si Mathias pérore « quand on fait un môme, on devrait pouvoir le choisir », on sait - et lui aussi - qu’il ne peut échapper au fond à la morale, le contraire n’avait pas l’ombre d’une chance…

Bonus : bande-annonce, extrait de Mocky Story, interview de Myriam Boyer et de Mocky Himself

1 voir aussi les deux films qui forment avec celui-ci une sorte de trilogie : Solo de Jean-Pierre Mocky (avec lui-même, Anne Deleuze…) 1970 et L’Albatros de Jean-Pierre Mocky (avec Mocky Himself, Marion Game…) 1971

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