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Chroniques DVD
20
Juil
2016

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : le jeu de la Mort / Samhain dans la gueule

Scénar : C'est la Faucheuse. Et c'est quoi son boulot à la Faucheuse ? Ben voilà t'as tout compris. Donc, des fans de cinéma, de rock qui tape et de BD sont réunis pour faire la teuf (ou des folies de leur corps tant qu’à y être) mais soudain quelqu'un décide de decimer la bande avec toutes les armes qu'il trouvera sur son chemin et quand ce tueur se pointe au milieu, à visage presque découvert, pour faire un carnage, certains s’interposent à leurs risques et périls. Enfermés avec lui dans une bicoque, les survivants tentent de fuir mais semblent toujours revenir au même endroit. Si ça c'est pas vicieux comme cercle ! Bien sûr, la folie s'installe devant l'inexplicable.


Voici le premier film de François Gaillard que l’on a connu à cause d’un court-métrage ajouté en bonus DVD à La Guerre des gangs de Lucio Fulci 1. I am the ripper (jeu de mots inside) est assurément un film de passionnés qui mêle dans un shaker très, très secoué le slasher à la Scream, le claustro de Cube version humour cartoon, le gore (maison) façon Fulci, les ralentis d’un Castellari sous speed, les murs d'Amityville, les bastons entre John Woo et Matrix, le délire de Dogma et les boulettes de Dragon Ball, et chacun y ajoutera les détails qu’il repère, pourquoi pas un strip-tease. Le scénario déjanté est prétexte à un maximum de scènes d'action et fait évoluer dans le chaos le plus total de très jolies filles et des gars pas très malins - un film d'horreur qui se respecte - avec un fond sonore toutefois gênant pour la compréhension des dialogues lors de certaines scènes.


Bien sûr, le côté amateur apparaît ici et là (tout le monde ne joue pas hyper bien, les effets spéciaux numériques ne sont pas discrets, niveau son on n'est pas loin du jeu vidéo et une énorme fusillade sans dégâts autour, c’est pas beau…) mais l'effort est louable, d’autant qu’il est assez inventif, par exemple avec le passage des figurines (on veut évidemment voir naître Bons baisers de Chyprie), montre un Montpellier by night splendide - Antigone wiiild !! - et instaure parfois une très bonne atmosphère, par exemple en présence des anges avec ces chants grégoriens lugubres…

Intéressant vu le nombre de choses différentes abordées et d'évidence de tout petits moyens, I am the ripper voit la plupart de ses dialogues malheureusement décalés sur ce DVD hollandais mais réserve tout de même quelques surprises comme de vieilles connaissances au générique (EYELESS, BENIGHTED, DARKEN et…Putain mais qu’est-ce que tu fous là Ulrich ?!) et une mention à Chuck Shuldiner, disparu peu de temps avant, cool !


Bonus : trailers d’autres films publiés sur le même label, a priori méchamment tordus et tous réalisés par l’allemand Wolfgang Büld.

1 voir La Guerre des gangs de Lucio Fulci (avec Fabio Testi, Marcel Bozzuffi...) 1980

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