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Chroniques DVD
01
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : tagada, tagada, voilà l’nouveau Bond


Scénar : à Bratislava, James Bond fait partie de l'équipe d'exfiltration d’un ponte du KGB voulant passer à l'ouest, Koskov, et, heureusement, pas d'eau dans le gaz à déplorer bien qu’il faille toutefois devoir se méfier d’une délicieuse violoncelliste doublée d'une tireuse d’élite. Elle aurait dû être tuée après sa malheureuse tentative mais Bond, chevaleresque en toutes circonstances c’est bien connu, refuse. Et voilà que 007 se retrouve en quasi disgrâce après ce qui s’avère une vaste entourloupe. Death-y-dément, œuvrer pour l’entente des peuples, ou simplement maintenir la politique de détente (que le belliqueux remplaçant du général Gogol vieillissant, Pouchkine, déteste) n’est carrément pas le vœu de tous !  

Encore John Glen à la réalisation 1 pour ce Bond mais cette fois, c’est Timothy Dalton qui s’y colle après une peu reluisante série avec son prédécesseur… Le p’tit nouveau est très physique et rajeunit évidemment le personnage par rapport à Roger Moore qui ne jouait plus vraiment que le dandy à force. Mais Dalton est en même temps parvenu à garder les caractéristiques habituelles de bastonneur omnipotent et tombeur de femmes, toujours un peu nunuches mais très belles (même si l’ensemble s’avère un poil moins macho que les précédents, Tuer n’est pas jouer étant plus dans le délire Bons baisers de Russie ou Au service secret de sa majesté par exemple).

Si le casting n’est guère prestigieux, les fossiles M, Q et Gogol sont là pour la continuité, on remplace par contre Money Penny et Felix Leiter, tout comme l’Aston Martin (« ce modèle comporte des options intéressantes ») qui donne lieu à des gags pour le moins cartoonesques. Toujours aussi peu crédible mais un peu rigolo, Tuer n’est pas jouer débute comme une balade mouvementée au pays de Sissi au son de la valse (Vienne nid d’espions ?) et enchaîne sur un petit tour en Afghanistan (juste avant l’intellectuel Rambo III) où le très méchant russe est une caricature de tortionnaire (et puis tiens, si on en faisait également un trafiquant de drogue ?!) dans la grande tradition du film d’action clairement américanisant et dont le flegme est fatalement trop absent. On allait presque oublier un horrible générique post-new wave (A-HA, est-ce un cri de fuite ?! D’un coup, on comprend mieux l’utilité du câble de casque du baladeur dans le crime !), heureusement que les glorieux PRETENDERS rétablissent un peu l’équilibre du goût avec deux titres !

1 John Glen a réalisé une longue série de Bond, voir Rien que pour vos yeux, Octopussy et Dangereusement vôtre.

https://www.youtube.com/watch?v=TV4TiIu-2zc

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