Chroniques DVD
13
Mar
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : cannibales all’italiana

Scénar : quelqu’un s’amuse, en plein New York, à descendre des gens à coups de fléchettes empoisonnées mais, comme tout se paie dans cette vie de misère, le coupable est écrabouillé par un camion, bien fait ! A cette occasion, un film est découvert, il appartient à la sœur disparue de Sheila Morris, qui serait partie en Asie avec un gourou écolodingue, Jonas. Sheila part alors à sa recherche en compagnie de l'aventurier Mark Butler. Les deux sont évidemment cueillis par Jonas et ses sbires, ça promet ! Et la secte ne sera pas le pire de leurs problèmes !

Pour reprendre un peu les choses en mains après avoir lancé lui-même les films italiens de cannibales en 1972, Umberto Lenzi s’est entouré d’acteurs habitués au bis : Janet Agren (Frayeurs, Kalidor, Atomic Cyborg, Ratman…), la cro mignonne Me Me Lai (Cannibalis - Au pays de l'exorcisme, Le Dernier monde cannibale…), Robert Kerman (surtout cantonné dans l’érotisme mais présent dans Cannibal holocaust mais aussi bientôt Cannibal ferox), Ivan Rassimov (La Planète des vampires, L'Etrange vice de Mme Wardh, Toutes les couleurs du vice, Cannibalis, Spasmo, Brigade spéciale, Le Dernier monde cannibale, Cinq salopards en Amazonie…) et le super-vétéran Mel Ferrer (Les Chevaliers de la table ronde, Le Jour le plus long, La Chute de l'empire romain, L'Antéchrist, Le Crocodile de la Mort, Le Continent des hommes-poissons, Le Grand alligator, L'Avion de l'apocalypse…) cabotinent comme il se doit dans un film de cannibales classique, sans vrai plus, mais sans vrai moins non plus.

Bien sûr, il faut s’attendre à du gore bourrin (une scène de suspension avec crochets impressionnante mais aussi des démembrements, décapitations, et autres émasculations, sans parler, bien sûr, du cannibalisme…), du dérangeant (viol et rites sexuels au programme), du stock shot animalier déjà vu dans d’autres films (iguane et crocodile massacrés, singe bouffé par un serpent, baston de mangouste et de cobra…), de très jolies filles dénudées, mais aussi à quelques détails tout pourris comme cette feinte pas super discrète de perdre des membres en les enfonçant dans le sable, cette saloperie de manteau de fourrure que revêt la déesse blonde ou ce générique mâtiné de disco funky assez beurk.

Filmé entre autres au Sri Lanka et aux États-Unis, La Secte des cannibales s’inspire évidemment de l’affaire Jim Jones (1978) qui coûta la vie à plus de 900 personnes mais ne prétend pas raconter plus qu’un peu d’aventure horrifique, on ne lui en demande pas plus de toute façon. Ah, au passage, les jeux de Robert Kerman genre bras de fer option couteau, font eux penser au Christopher Walken du Voyage au bout De l'enfer.

Bonus : bande-annonce, fiche technique, filmographies, galerie de photos.

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