Chroniques DVD
17
Mar
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : course contre la montre

Scénar : il possède « une santé de fer » qu’ils lui disent… Sauf que Frank Beechum va être exécuté, c'est bête hein ? De l’autre côté des murs, Steve Everett est le reporter décrié et dragueur impénitent par excellence jusqu'au jour où une de ses proies se fout en l’air sur la route. En plus d’une sévère baffe dans la gueule, il hérite de son reportage au sujet de Beechum. En prenant connaissance du dossier, il sent le doute s'installer en lui : cette affaire ne tient pas debout. Accusé du meurtre d'une femme (enceinte qui plus est), Beechum est enfoncé par deux témoins qui semblent peu crédibles. Steve, contrairement à ce qu'on lui demande, se met en chasse de la vérité, à quelques heures de l’exécution…  

Pas un grand classique du Clint, Jugé coupable n’en mérite pas moins qu’on se penche dessus car c’est un thriller plutôt bien mené (bien qu'assez prévisible en y regardant bien) au cours duquel le suspense augmente - forcément - sur la durée, et en même temps que d’une représentation de l'industrie de la presse pas terrible, on parlerait presque d’une microscopique critique de la peine de mort tiens ! On n’échappe tout de même pas à un peu de manichéisme torturé (cette fois, c’est le personnage du directeur de la prison qui semble le plus humain, contrairement au confesseur qui s’avère être un vrai connard comme tous les prédicateurs à la manque) ni à un paradoxe visuel : ce petit survol de la prison de San Quentin est presque beau, vue de haut la vie n’est jamais vraiment la même pas vrai ?

Clint Eastwood n’innove pas avec ce personnage qui fait passer boulot, picole et drague avant la famille qu'il détruit consciemment, mais son duo avec le toujours très bon James Woods (Vidéodrome, Il était une fois en Amérique, Salvador, Casino, Nixon…) est hilarant, surtout leurs échanges de noms d’oiseaux biscornus. Le second dans son rôle de patron de presse rappellerait presque une sorte de Jonah Jameson s’il n’avait une certaine tendresse pour son reporter. On retrouve à l’affiche un joli paquet d'acteurs surtout connus pour des apparitions dans des séries, en premier lieu un étonnant Isaiah Wahington (Ally McBeal, Grey’s anatomy…) mais aussi Lucy Liu, John Finn (Cold Case : Affaires classées), Eric King (Dexter) et plein d’autres. On s’étonne juste de remarquer que, côté musique,  l’inévitable Lennie Niehaus soit quasi-inaudible sur cette bande originale.

Donnez quand même une chance à ce film, toujours bien au-dessus de beaucoup d’autres films de la même époque qui se voudraient de la même étoffe.

Bonus : bande-annonce originale, clip de Diana Krall (d'un morceau jazzy à la mélancolie presque insupportable : Why should I care ?), documentaire « La Scène du crime » (10’ avec des interviews d'Eastwood, Washington et Woods) et « Histoires vraies » (un journaliste raconte une affaire similaire). Ces deux documentaires sont bourrés d'extraits du film donc on n'apprend pas grand chose en définitive et de fait on se tape presque le film une seconde fois. On eut pu faire mieux.

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