Chroniques DVD
19
Mar
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller de première classe
Scénar : l’agent Clarice Starling étudie les sciences du comportement mais n’en est pas pour autant un rat de bibliothèque, elle suit aussi un entraînement physique intensif. Grâce à son haut niveau, on lui confie la mission de proposer au psychiatre Hannibal « le cannibale » Lecter une collaboration au sujet d'une enquête sur l’écorcheur / tueur en série Buffalo Bill. Lecter, enfermé chez un geôlier détestable, est un homme d’une intelligence supérieure et pour se divertir se met à jouer avec le cerveau de la belle Clarice, traumatisée par le souvenir de la mort violente de son père. Et quand la fille d'une sénatrice est enlevée à son tour par Buffalo Bill, branle-bas de combat, Lecter se voit promettre des faveurs s'il collabore plus étroitement… Commence un drôle de jeu avec Starling : en échange des confidences de l’agent, Lecter balance des indices au compte-goutte. Mais on avait pourtant prévenu Starling : « ne le laissez pas entrer en contact avec votre subconscient » !

« Héros » forcément invraisemblable comme tout génie insurpassable mais personnage passionnant, peut-être encore plus que dans l'excellente série de romans 1 de Thomas Harris grâce au jeu du phénoménal Anthony Hopkins, Hannibal Lecter, pur monstre des temps modernes entre Moriarty et Jack L'éventreur, fait sa véritable entrée dans le panthéon des méchants du cinéma après une plus furtive apparition cinq ans auparavant dans Le Sixième sens de Michael Mann 2. Mais le vrai choc réside dans affrontement avec une des plus belles actrices du monde, et une des plus douées qui plus est, Jodie Foster. Ce monument glacial est de plus doté d’une musique signée Howard Shore qui tient bien la route. Après un jeu en quasi-huis clos pendant plus d'une heure, on a droit à une accélération furieuse et une attaque visuellement impressionnante, le sens du décorum de Lecter est toujours de haut niveau, il s’évadera avec la même maestria. Mais Clarice n'est pas du genre à se décourager.

Traumatisme total depuis le premier visionnage (avant des dizaines d’autres ensuite), Le Silence des agneaux a certes un peu vieilli mais reste un classique absolu quand même, il suffit juste de voir le nombre de fois où le film et ses éléments ont été référencés ici et là, les masques, muselières et harnais de Lecter sont d’ailleurs devenus des objet cultes du cinéma mondial, les dialogues ont été pastichés des zillions de fois etc. La pluie d’Oscar - entre autres prix - qui suivra la sortie confirmera la valeur inestimable d'un film qui ouvre un boulevard à une ribambelle de sagas sanglantes mettant en scène célébrités du crime et autres tueurs en série plus épouvantables les uns que les autres. Ça va trancher chérie !

Bonus : bande-annonce originale

1 dans l’ordre : Dragon rouge (1981), Le Silence des agneaux (1988), Hannibal (1999) et Hannibal Lecter : Les Origines du mal (2006). On conseille aussi la lecture du très bon Black sunday (1975), même s’il ne figure pas Lecter.

2 voir un article au sujet de ce très bon film : Le Sixième sens de Michael Mann (avec William Petersen, Kim Greist…) 1986.

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