Chroniques DVD
16
Avr
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western all’italiana
Scénar : à peine déboulés dans une ville, trois types sont immédiatement descendus par le chasseur de primes qui se fait appeler « L’Étranger ». Celui-ci se met ensuite en chasse d'un certain Monetero. Quand ce dernier s’attaque aux 300000 dollars train-ballés par des soldats, « L’Étranger » ne s’en mêle pas, car il sait que la prime pour la capture de Monetero augmentera fatalement après ce juteux braquage. Mais Monetero est trahi par son bras droit mais celui-ci n'ira pas loin. Manque de chance, il est descendu avant d'avoir donné le lieu de sa cachette. Monetero finit par s’allier avec « L’Étranger » pour retrouver les deux parties d’un pendentif qui indique où est planqué l’or. L’agent d’assurance, furax, est lui aussi de la partie, ainsi que l’armée, autant dire un peu trop de monde pour un magot que tout le monde ne cherche pas pour le remettre à la banque…  

Plus connu sous le nom de Je vais, je tire et je reviens, ce film d’Enzo G. Castellari 1 est le premier sous son « vrai nom ». Il compile avec bonheur tous les clichés du genre : gros plans sur de sales tronches, de la poussière, des chiens de paille, des cigares mâchonnés, des rires cruels, une mitrailleuse, un croque-mort et ses cercueils, des cowboys à ponchos carrément pompés sur l’Homme sans nom de chez Leone 2, on a même une sorte de faux Lee Van Cleef ! Un ton souvent à la limite du parodique (la musique y est pour beaucoup, par exemple celle d’un combat de boxe en mode assez comique) rappelle aussi les trois premiers westerns qui rassemblent Bud Spencer et Terence Hill (réalisés par Giuseppe Colizzi 3).

Pas le plus passionnant des westerns spaghetti (le scénario est un peu facile, bourré qu’il est de faux-jetons et de jeux de dupes) mais un bon exemple de petit film sympathique comme tout avec une poignée d’acteurs aux visages fameux, George Hilton 4 bien sûr, mais aussi Edd Byrnes (surtout connu à la télévision), le vétéran Gilbert Roland (il tourne déjà depuis plus de quarante ans à ce moment-là) et les tronches Gérard Herter (Caltiki, le monstre immortel, La Bataille de Marathon, Colorado, La Légion des damnés, Adios Sabata, Ludwig - Le Crépuscule des Dieux), l’hirsute et marrant Ignazio Spalla (Le Dollar troué, Avec Django la mort est là, La Proie de l'autostop ou les trois Sabata) ou encore un Riccardo Pizzuti dans ses œuvres puisqu’il se prend une belle tannée comme dans les films avec Terence Hill et Bud Spencer où il apparaît systématiquement 5.

Quelques détails pour finir, on a encore droit à une image tronquée sur cette VHS bordel ! Sinon les incongruités sont légion chez Castellari (l’homme qui aimait zoomer, au passage), par exemple ce château espagnol en plein western ou cette malheureuse tentative d’éteindre un feu avec des fourches (c’est un concept) voire la transformation la plus rapide de l’histoire du cinéma d’un employé de banque en bandit ! L’Italie, c’est magique.

La phrase du film : « moi, confiance, c'est un mot qui ne m'a jamais inspiré confiance ».

1 on ne peut s'empêcher d'aimer ce bonhomme, voir Big racket, Une poignée de salopards, La Mort au large ou Les Nouveaux barbares.

2 voir Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand.

3 voir Dieu pardonne, moi pas, Les Quatre de l'Ave Maria et La Colline des bottes.

4 on a souvent parlé de lui ici, regarde Le Temps du massacre, Deux salopards en enfer, La Queue du scorpion, L'Etrange vice de Mme Wardh, Folie meurtrière

5 une très intéressante interview de ce bonhomme est trouvable sur Terence Hill - Bud Spencer : Deux super flics / Pair et impair 1977-1978.

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