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Chroniques DVD
24
Avr
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller à l’ancienne

Scénar : un couple se hurle dessus. Elle, l’actrice, veut divorcer. Lui la soupçonne de recevoir des hommes. Le lendemain, les flots ramènent un corps, celui de la femme… Un jeune homme la découvre et s'en va en courant, il est immédiatement soupçonné du meurtre car la femme a été étranglée avant d'être jetée à l’eau. Les deux autres témoins chargent le jeune homme qui clame pourtant être parti chercher de l'aide. Jeune et innocent, il est pourtant cuisiné, d'autant plus que la victime lui lègue une belle somme sur son testament, bizarre… Affublé en plus d’un avocat peu doué, il remarque que la fille du commissaire, Erica, ne le pense pas coupable. Et voilà que par le plus grand des hasards il arrive à s'échapper… en compagnie d'Erica !

Après une série de bons films d'espionnage (Les 39 Marches en 1935, Quatre de l’espionnage en 1936 et Agent secret la même année), Hitchcock jette encore une fois une souris dans un piège et la laisse se dépatouiller pour en sortir. Mais les déambulations parfois drôles d’un joli couple espiègle (Nova Pilbeam, qu’on a déjà vue dans L'Homme qui en savait trop 1, et Derrick De Marney) n’empêchent pas l'action avec ces rigolotes poursuites de vieux tacots, les effets spéciaux comme cette bagnole qui passe à travers le sol ni même une grosse scène de bagarre. D’autres scènes s’avèrent plutôt comiques comme ce nettoyage de plaie avec une fontaine à jet d'eau montant ou celle où une partie des enfants autour de la table du commissaire préfigurent les amateurs de polar élaborant leurs hypothèses dans L'Ombre d'un doute 2 en faisant leurs pronostics sur la cavale du jeune homme

Entre comédie et suspense, Jeune et innocent est une belle petite réussite. Car malgré une certain classicisme et une fin un peu tirée par les cheveux, Hitchcock nous y gratifie de dialogues bien ficelés, de personnages fantasques comme l'avocat (et le délire autour de ses lunettes) ou Will le clodo, d'autres plus ironiques (le héros bien sûr mais aussi l'entière famille du commissaire, en particulier Erica) et bien sûr un inquiétant coupable avec son tic facial, tout ça dans de jolis décors (encore le bord de la mer au début mais aussi plus tard dans un cadre fort bucolique).

Notons pour finir une scène de musique filmée avec sur scène des musiciens maquillés en noir (doit-on voir ici un pré-corpse-paint ?) assez typique dans le jazz blanc des années 30…

1 voir L’Homme qui en savait trop de Alfred Hitchcock (avec Leslie Banks, Edna Best…) 1934.

2 voir L'Ombre d'un doute de Alfred Hitchcock (avec Theresa Wright, Joseph Cotten...) 1943.

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