Chroniques DVD
14
Mai
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie policière pas fine à l’italienne

Scénar : on charge le lieutenant  Alan Parker de coincer le malfrat Tony Roma dans la plus grande discrétion. Vu la carrure du bonhomme, ça risque d'être difficile mais en se faisant passer pour un représentant, il finit par l'attraper. Parker affirme un peu vite que personne n'a jamais pu s’enfuir de ses griffes mais Tony est rusé et finit par s'échapper avec une bague inestimable : elle est en effet le cadeau d'un boss de la mafia à un sénateur. Parker n'est pas près de prendre les vacances en famille dont il rêve puisque Tony, comme si le vol qui met sa vie en jeu ne suffisait pas, est soudain témoin d’un meurtre !

Tout on programme ! Le titre original (Chien et chat en italien) était tout de même un peu moins lourd que la version française… Une habitude ! Son duo avec Terence Hill 1 mis de côté, on confronte cette fois Bud Spencer à un autre géant de la décade précédente, le cubain Tomás Milián 2. On connaissait celui-ci exubérant mais là il donne libre cours à sa folie, aidé en cela par des fringues et des accessoires à peine croyables. Affublé d'une banane et de costards zébrés de toute beauté, il crève l’écran, mais pas vraiment comme on le voudrait. Au passage, un Corbucci peut en cacher un autre, Bruno est le frère du grand Sergio 3, et même sans le génie de celui-ci, il sera très prolifique dans l’écriture de scénarios mis aussi la réalisation avec une cinquantaine de films abordant comme chez ses collègues italiens à peu près tous les genres habituels avant de finir comme beaucoup d’autres par travailler pour la télé.

Les années 1980 sont compliquées pour les stars des années 70 et on ne peut pas vraiment dire de ce film qu’il soit génial, passant parfois de la comédie policière pas très fine à un niveau équivalant à celui d'un bon épisode d’Agence tous risques ou du genre, donc pas si mal (malgré les efforts français pour couler le film avec les bien gras titres, doublages et dialogues, bien sûr) avec quelques cascades rigolotes comme ce saut au-dessus d’une moto en marche ou cette voiture qui roule sur deux roues, sans compter la pléiade de jeux de mots plus ou moins tirés par les cheveux, quelques jolies beignes distribuées généreusement par le groand (gros et grand) Bud toujours prêt à donner la main.

Préfigurant la série Extralarge, Escroc, macho et gigolo est à recommander aux fans des acteurs principaux, les autres risquent de trouver le temps long, sans même parler de l’horrible pop des Eighties qui pollue sans vergogne nos chastes oreilles ou cette incroyable Coccinelle en dentelle de métal, quelle horreur !

Bonus : nada !

1 voir https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=bud%20spencer%20terence%20hill&searchphrase=all.

2 voir https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=Tom%C3%A1s%20Mili%C3%A1n&searchphrase=all.

3 voir https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=sergio%20corbucci&searchphrase=all.

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