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Chroniques DVD
01
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : péplum pas fin

Scénar : « les romains, les romains !! » déboulent et flanquent la panique au milieu des troupeau de moutons de leurs voisins sabins mais ceux-ci ne se laissent pas faire. Car les sabins dominent grâce à leurs femmes qui porteront leurs descendants, contrairement aux romains qui ne sont encore qu’un peuple composé de parias et de criminels en fuite. Et de nouveaux citoyens affluent, toujours des hommes ! Lors d'un affrontement avec les phéniciens, les guerriers romains repèrent une femme et en oublient même le combat, à la grande fureur de Romulus, roi et fils de Mars. Même si ce petit malin met discrètement la phénicienne à l’abri pour son « usage personnel ». Mais les hommes ne décolèrent pas d'avoir vu une femme sans pouvoir la prendre. Pour la peine, puisque ses citoyens menacent désormais de partir, Romulus décide carrément d'aller piquer les femmes des sabins que ceux-ci lui refusent officiellement après l’envoi d’une ambassade. Les Romains prennent pour subterfuge un bien dionysiaque apéritif afin d'enivrer leurs ennemis et, hop, s’en vont avec leurs filles et leurs compagnes. Mais les sabines n'ont pas dit leur dernier mot !

Ah, elle est belle l’image de l’homme dans ce péplum franco-italo-yougoslave (les extérieurs ont été tournés à Zagreb) ! Les romains ont l’image d’une vraie meute de clébards en rut dont le roi ne vaut guère mieux même si Roger Moore campe un Romulus touffu qui doit tenir son rang coûte que coûte, quitte à se la jouer Salomon quand il rend justice, et même douanier quand il s'agit de récupérer des droits de passage bafoués par les étrangers. Rappelons que Rome n’en est qu’à ses débuts, qu’elle n’est qu’une bourgade qui à l’instar de l’Australie bien plus tard ne rassemble au départ que des gens qu’on ne veut plus ailleurs, et qui n’ont d’autre choix que de s’unir dans une sorte de prison à ciel ouvert. Concernant les femmes, elles ne sont pas mieux loties, les scénaristes un rien machos ont bien donné à celles-ci, évidemment superbes et court-vêtues, une facette maligne mais pourquoi se révèlent-elle aussi « faciles » et « accueillantes » ensuite, voire dociles, o tempora, o mores merci les clichés surannés !

Dommage pour ce sous—texte bébête car le film, super classique, se révèle aussi souvent sympa avec ces quelques touches de comédie à la limite de la parodie. Tant pis donc pour le jeu d’acteur pas toujours génial (surtout lors des combats), on a autour de Roger Moore un joli casting (la beeeelle Mylène Demongeot, Folco Lulli, Jean Marais et Francis Blanche, malheureusement dans le rôle d’un débile profond caricatural, quel dommage !), une musique signée par le vétéran Carlo Rustichelli (Les Titans, Le Corps et le fouet, Dieu pardonne, moi pas, Les Quatre de l'Ave Maria, La Colline des bottesCroc blanc etc.) et des dieux - ici Vénus et Mars - qui a l’image de leurs homologues ultérieurs, s’entendent bien pour mettre la zizanie parmi les hommes.

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